Guillaume Tabard: Ce que cache la révolution territoriale de Marine Le Pen

06 Janvier, 2017, 00:32 | Auteur: Lynn Cook
  • La présidente du Front national Marine Le Pen

A la question de savoir, sur BFM TV-RMC, si elle arrêterait la politique en cas d'échec, elle a répondu: "non parce que je ne me bats pas pour moi-même". Si la moitié est déjà empruntée, il reste encore 6 millions à trouver.

Pour le lancement de sa campagne présidentielle, la présidente du Front national a choisi de s'attaquer au fameux " mille-feuille " territorial. Contrairement aux scrutins de 2007 ou 2012, l'important volant d'élus acquis depuis la dernière présidentielle devrait lui permettre d'obtenir sans difficulté les 500 parrainages nécessaires pour se présenter au premier tour de la présidentielle.

En août 2016, l'organisme antifraude de l'Union européenne (Olaf) a demandé au Parlement européen de recouvrer 339.946 euros auprès de Marine Le Pen elle-même, une somme correspondant aux salaires versés à deux de ses assistants parlementaires. "C'est le pouvoir des banques", a-t-elle ainsi noté. "J'ai pu y constater un attachement vibrant à la France et la conviction largement partagée que ces espaces sont une opportunité incroyable pour notre pays", a notamment souligné Marine le Pen. "Ce n'est pas l'argent de Jean-Marie Le Pen mais des militants du Front national".

Fin octobre, l'avocat de la présidente du FN, Marcel Ceccaldi, avait dénoncé une "manoeuvre politique" de certains dirigeants européens à l'approche de l'élection présidentielle française et avait affirmé vouloir porter l'affaire devant la Cour de justice de l'Union européenne. "Il dit des choses plus horribles les unes que les autres, et si certains journalistes lui tendent encore le micro, les Français, eux, ont tourné la page".

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