Derniers vœux de François Hollande : "un moment d'émotion et de gravité"

03 Janvier, 2017, 01:16 | Auteur: Lynn Cook
  • Le président François Hollande lors de ses vœux télévisés aux Français le 31 décembre 2016

Il n'est pas candidat, n'entend pas s'investir dans la bataille électorale qui s'annonce. Et donc on va sans aucun doute François Hollande veut montrer qu'il va léguer quelque chose, qu'on se rappellera de son mandat, de son quinquennat. "Le message est d'abord celui d'un Président protecteur face aux attentats".

Des voeux évidemment emprunts d'une émotion contenue compte tenu de leur caractère historique.

Le vainqueur de la primaire de la droite et du centre est l'une des cibles principales du chef de l'État qui a assuré qu'il serait "pleinement à sa tâche jusqu'au dernier jour". "Mon engagement pour la France, c'est l'engagement de toute ma vie". "Je suis le candidat pour construire avec vous une Nation libre et puissance". Comme l'a justement rappelé le président, ce qui est en jeu dans l'élection de mai prochain, c'est le modèle social qu'a principalement construit la gauche depuis 50 ans et que le populisme et l'ultra-libéralisme veulent effacer. "Il sera décisif pour la France", a-t-il déclaré. Un clin d'oeil appuyé aux massacres des bombardements russes et syriens.

François Hollande lors de son allocution samedi soir.

"La France, elle est ouverte au monde, elle est européenne, elle est fraternelle. Comment imaginer notre pays recroquevillé derrière des murs, réduit à son seul marché intérieur, revenant à sa monnaie nationale et en plus, en plus", a-t-il répété, "discriminant ses enfants selon leurs origines ". Florian Philippot a répondu sur LCI aux propos de François Hollande sur la France "recroquevillée sur elle-même" si elle en venait à mettre le FN au pouvoir, estimant que le Brexit au Royaume-Uni et l'élection de Donald Trump aux Etats-Unis ne sont pas "des remises en cause de la démocratie mais des peuples qui reprennent leur destin en main".

Epinglant le programme ultralibéral de François Fillon, François Hollande a prévenu les Français contre ceux qui voudraient "brutaliser la société".

Le député LR de l'Oise Eric Woerth, conseiller de François Fillon, a également accueilli le discours présidentiel en affirmant sur LCI que "l'héritage de François Hollande, c'est une France affaiblie".

Recommande: