Poutine attend Trump: Barack Obama sanctionne Moscou pour ingérence dans l'élection US

02 Janvier, 2017, 04:51 | Auteur: Lynn Cook
  • Barack Obama  AP

Ce communiqué a fait suite à l'annonce par le ministère des Affaires étrangères que Moscou entendait expulser 35 diplomates américains et interdire au personnel diplomatique des Etats-Unis d'utiliser une datcha et un entrepôt de Moscou.

Le président Obama a directement mis en cause son homologue russe dans cette affaire, soulignant que "pas grand chose ne se passe en Russie sans l'aval de Vladimir Poutine". Refusant de répondre "œil pour œil, dent pour dent", M. Poutine a même invité les enfants des diplomates américains à participer aux festivités de fin d'année organisées au Kremlin. Selon le renseignemetn américain, ce piratage aurait été commandité par Moscou et aurait eu comme objectif de renforcer Donald Trump dans sa campagne contre Hillary Clinton, ce que la Russie continue de nier.

Les mesures annoncées par Barack Obama prévoient notamment l'expulsion de 35 personnes accusées d'être des membres des services de renseignement russes et la fermeture de deux sites russes à New-York et dans l'Etat du Maryland, près de Washington, considérés comme des bases utilisés par ces agents. Le GRU (services secrets de l'armée) et le FSB (service Fédéral de Sécurité, ex-KGB) font également l'objet de sanctions économiques tout comme quatre dirigeants du GRU, dont son chef Igor Korobov.

Le Kremlin rejette "catégoriquement" ces "accusations infondées", et a accusé Washington de vouloir "détruire" ses relations avec Moscou. Il a annoncé que les Etats-Unis vont expulser 35 diplomates russes en poste au pays. Et que Donald Trump compte bien faire un allié de Moscou. Une opposition implicite par rapport à la politique de Barack Obama qui a décidé ces sanctions contre la Russie. Mais il est isolé dans son propre camp, la plupart des responsables républicains ne mettant pas en doute la réalité des opérations russes et appelant à des sanctions.

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