20.282 personnes sous surveillance dont 5.848 pour terrorisme — Renseignement

16 Décembre, 2016, 00:17 | Auteur: Lynn Cook
  • 20.282 personnes sous surveillance dont 5.848 pour terrorisme — Renseignement

Au nombre de ceux ayant "fait l'objet d'une technique de renseignement au moins", le rapport de la CNCTR révèle que "9624 personnes, soit 47% du total, ont été surveillées au titre de la prévention du terrorisme" et que 5848 autres, soit 29% du total, ont été ciblées dans des dossiers de lutte contre la criminalité organisée ainsi que "la prévention de violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique".

La Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR) a rendu son tout premier rapport d'activité, a rapporté la Tribune. Tous les avis de la CNCTR ont été suivis par le Premier ministre, s'est-il encore félicité. Le Premier ministre n'a "recouru qu'une seule fois" à la procédure en cas d'urgence, qui l'autorise à statuer sans l'avis de la CNCTR, "motivée par l'imminence d'un attentat en période de fête, une menace levée au bout de quelques heures", a-t-il ajouté.

Depuis le 3 octobre 2015, la CNCTR a rendu 8538 avis sur des demandes d'interceptions de sécurité, contre 7703 l'année précédente.

Pour Francis Delon, "il y a désormais un encadrement nettement plus exigeant des services de renseignement et le contrôle s'exerce". Cette autorité administrative indépendante est chargée de superviser les écoutes téléphoniques et la mise en œuvre des nouvelles techniques de renseignement introduites par la loi sur le renseignement du 24 juillet 2015.

Parmi ces nouvelles techniques, figurent aussi l'accès aux données de connexion en temps réel, le balisage, la captation de paroles dans un lieu privé et l'introduction dans un lieu privé. Les services de renseignement utilisent aussi parfois des "Imsi catchers", qui permettent de siphonner à distance les données de connexion des téléphones mobiles.

La démarche, tout à fait inédite dans le panorama feutré de l'espionnage, ne permet "aucun point de comparaison avec l'étranger", précise le conseiller d'État Francis Delon, président de la CNCTR qui, en aparté, ne se dit "pas particulièrement surpris" par le chiffre.

Dans ce rapport d'activité, on apprend que le nombre de demandes de géolocalisation en temps réel a augmenté de 87% entre entre 2015 et 2016.

La commission a également rendu 48 208 avis concernant l'accès aux données de connexion en temps différé, dont "une grande majorité (32 997, soit 68%) a pour but l'identification des numéros d'abonnement ou de connexion à des services de communications électroniques ou à l'inverse le recensement de l'ensemble des numéros ou de connexion d'une personne".

Recommande: