Les chefs d'Etats présents et absents — Funérailles de Castro

10 Décembre, 2016, 02:04 | Auteur: Lynn Cook

Une "cérémonie de masse" à laquelle ont été conviés la communauté diplomatique et les chefs d'Etats étrangers se tiendra mardi soir à La Havane pour rendre hommage à Fidel Castro, décédé vendredi à 90 ans, selon des sources diplomatiques.

Du 2 au 8 janvier 1959, à bord de sa "Caravane de la liberté", Fidel Castro avait traversé le pays en triomphateur, dans la foulée de la fuite à l'étranger du dictateur Fulgencio Batista, acculé à La Havane par les troupes castristes, alors que le père de la révolution prenait le contrôle de Santiago de Cuba.

Point culminant de ces célébrations, les funérailles du "Comandante", personnage unique qui a tenu tête aux Etats-Unis, qui a forgé l'identité de cette île caribéenne et l'a fait entrer dans les livres d'Histoire, se dérouleront le dimanche 4 décembre à Santiago de Cuba, dans l'est, berceau de la Révolution. Après avoir fait étape pour la nuit le convoi doit poursuivre sa route vers l'est et successivement passer par Sancti Spiritus, Camagüey, Las Tunas, Holguin, située près de son village natal de Biran, puis Bayamo et Santiago de Cuba samedi. "Où est Fidel? ", s'est exclamé à la tribune le président nicaraguayen, Daniel Ortega. "Ici!", a répondu la foule d'une seule voix, résumant la tonalité de la soirée, vouée à souligner que la mort du "Comandante" n'est qu'une "mort physique", comme l'ont beaucoup répété les médias d'Etat cubains ces derniers jours.

L'ancien roi d'Espagne Juan Carlos représentait son fils, le roi Felipe VI, tandis que l'ex-président uruguayen Jose Mujica était lui aussi du voyage. Ils ont tenté de le tuer de mille manières, mais plus de dix présidents américains n'y sont pas parvenus.

"Nous garderons, tous, la mémoire de ce leader historique qui restera présent à jamais dans nos cœurs, et permettez-moi de conclure avec sa phrase célèbre: 'Hasta la victoria siempre' (Jusqu'à la victoire, toujours)".

L'ex Président du Ghana, Jerry John Rawlings a rendu des hommages dignes d'une élégie, c'est-à-dire d'un petit poème sur un sujet tendre et triste, à l'endroit du défunt ex Président cubain, le grand révolutionnaire du siècle, Fidel Alejandro Castro.

La Chine et l'Iran, pourtant pays amis de Cuba, n'enverront pas leurs dirigeants respectifs mais leurs vice-présidents.

"Les déclarations de Trump sur la mort de Fidel montrent, entre autres, un manque de grandeur morale, de la fierté, un manque d'éthique, de l'ignorance, du malaise, de la stupidité et un affront au peuple cubain", a déclaré le site Cubadebate dans un article.

Olivia Martinez, retraitée de la police de 71 ans, portait aussi l'uniforme.

"Cette marée humaine démontre que mon Commandant était très aimé par tout un peuple et que personne ne peut défaire cette révolution", a assuré à l'AFP Olivia Martinez, retraitée de la police de 71 ans.

Auparavant, des dizaines de milliers de Cubains, souvent en pleurs, avaient comme lundi défilé jusque dans l'après-midi face aux portraits de Fidel, exposés sur cette même place.

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