Une ministre française fustige la "désinformation" — Fidel Castro

07 Décembre, 2016, 04:56 | Auteur: Lynn Cook

En France, les critiques pleuvent, ce dimanche, sur la ministre de l'Écologie, qui représente la France à Santiago de Cuba, où doivent être inhumées dans l'après-midi les cendres de Fidel Castro. Des questions devant lesquelles Ségolène Royal ne s'est pas laissée démonter: "Ecoutez, il y a pas beaucoup de désinformation".

"Ma gauche à moi, ça n'est pas cette gauche qui encense Fidel Castro", a réagi sur BFMTV Juliette Méadel, secrétaire d'État chargée de l'aide aux victimes. "Député écologiste réformiste et candidat à la primaire organisée par le Parti socialiste, François de Rugy a demandé, dans un tweet, au président de la République de désavouer ces propos sur Cuba contraires aux valeurs de la France". Son collègue socialiste Guy Delcourt a jugé l'affaire "grave".

Elle a ainsi soulevé l'indignation de nombreux hommes politiques et notamment de François Bayrou. Mais ils prévoient de reprendre ensuite leur lutte contre le régime castriste, régulièrement critiqué en Occident pour son piètre bilan en matière de droits civiques et de droits de l'Homme.

Le gouvernement cubain interdira que des rues ou des monuments publics soient nommés en l'honneur de Fidel Castro afin de respecter le voeu du père de la révolution cubaine de ne pas voir se développer un culte de la personnalité, a annoncé le président du pays, Raul Castro, samedi. Mais Ségolène Royal, par ailleurs, "a commis une faute d'une extrême gravité en foulant du pied les droits de l'homme". "François Hollande et Jean-Marc Ayraut ont exprimé la position de la France ". La veille au soir, face à plusieurs journalistes français, la numéro trois du gouvernement avait salué Fidel Castro comme "un monument de l'Histoire", rejetant les accusations de violations des droits de l'homme à son encontre. (...) Si cette liste de prisonniers politiques existe, il faut la donner. Elle doit prendre "la porte de sortie", selon l'écrivain cubain en exil Jacobo Machover. Des milliers de prisonniers condamnés à 20 ou à 30 ans pour rien du tout.

Exilée en France, la romancière Zoe Valdés a fustigé des "déclarations honteuses".

Mme Royal peut-elle rester ministre?

Au lendemain de la mort de Castro, Amnesty International avait rappelé "la répression systématique des libertés fondamentales" tout au long de son règne. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

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