Autriche : le candidat écologiste Van der Bellen défait l'extrême droite

07 Décembre, 2016, 06:19 | Auteur: Lynn Cook

"Je félicite Alexander Van der Bellen pour son succès et j'appelle tous les Autrichiens à rester solidaires et à travailler ensemble", a réagi Norbert Hofer qui s'est dit "profondément triste". "Au nom de l'Union européenne, et personnellement, je vous fais tous mes voeux de réussite", a déclaré dans un communiqué le président du Conseil européen, Donald Tusk, à l'attention d'Alexander Van der Bellen. Il a aussi assuré vouloir défendre les "valeurs d'égalité, de liberté, de solidarité". Même si les résultats officiels ne doivent être annoncés que ce lundi, le parti d'extrême droite a fait savoir qu'il acceptait l'issue du vote. L'avance du centriste apparaît beaucoup plus nette que lors de l'élection du 22 mai dernier. La Cour constitutionnelle invalide le scrutin début juillet, en confirmant les irrégularités dans le dépouillement des suffrages, malgré l'absence de fraude avérée.

Nobert Hofer a reconnu sa défaite face à l'écologiste Van der Bellen, en le félicitant sur Facebook. "Ce n'était pas gagné, je n'y croyais pas, mais c'est un vrai soulagement", lance Patrick, un professeur de lycée qui nous avait confié plus tôt dans la journée ne pas croire en une victoire du candidat des Verts.

Le ministère de l'Intérieur a indiqué que les résultats définitifs ne seraient pas proclamés avant lundi, jour où sera compté le vote par correspondance. Et c'est un candidat du centre, défenseur de thèses économiques libérales, qui est parvenu à rassembler contre le candidat d'extrême droite.

Les résultats définitifs de l'élection présidentielle autrichienne de dimanche ont été publiés mardi. Des élections nationales se tiendront dans ces deux pays en 2017.

Il avait reçu un tweet d'encouragement - en allemand - de Marion Maréchal-Le Pen et le soutien du populiste néerlandais Geert Wilders, mais ça n'a visiblement pas suffi. Il avait aussi souligné l'importance des liens avec ses partenaires de l'UE.

Au pouvoir depuis la guerre, les partis social-démocrate SPÖ et chrétien-démocrate ÖVP ont tous deux été éliminés dès le premier tour, du jamais vu.

L'élection de dimanche visait à trouver un successeur au social-démocrate Heinz Fischer, président depuis 2004 et qui ne pouvait briguer un troisième mandat. Il est également, sur le papier, chef des armées qui comptent au total moins de 16 000 militaires en Autriche.

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