Valls annoncera sa candidature à 18H30 à Evry — Présidentielle

06 Décembre, 2016, 03:54 | Auteur: Aubrey Nash
  • Archives AFP

François Hollande, dont la présidence s'achève dans quelques mois, a déclaré qu'il renonçait à briguer un second mandat.

Il est arrivé en pouvoir en promettant d'être un " Président normal ", après ce qui était considéré comme les excès des années Sarkozy, lequel avait épousé le top-modèle Carla Bruni et avait souvent posé aux côtés d'amis millionnaires. Son retrait rebat les cartes dans une campagne présidentielle déjà riche en rebondissements. "Le troisième challenge pour Manuel Valls sera d'assumer le bilan de François Hollande tout en s'en distinguant pour faire valoir sa candidature originale". "Les progressistes de droite et du centre, tous ceux qui ont voté pour Nathalie Kosciusko-Morizet ou Alain Juppé, ne peuvent pas se retrouver dans le programme de François Fillon", argumente-t-il, convaincu que l'ancien Premier ministre "aura une majorité parlementaire hétérogène et aura du mal tout comme François Hollande avec ses frondeurs à mettre en oeuvre son programme".

Il est peu probable qu'un comité interministériel sur le handicap en Lorraine fournisse le théâtre adéquat, de surcroît si peu de temps après le renoncement de François Hollande, auquel le Premier ministre n'est pas étranger.

Huit Français sur dix (82%) approuvent la décision de François Hollande, selon un sondage Harris Interactive publié vendredi.

"J'ai déploré que le Premier ministre dise qu'il y a des gauches irréconciliables". Face à une droite en ordre de bataille, avec une extrême droite rangée derrière sa chef Marine Le Pen remontée à bloc par le Brexit et la victoire de Donald Trump aux Etats-Unis, l'enjeu pour la gauche est désormais de surmonter ses divisions, définir une ligne politique claire et présenter un front uni à la présidentielle. Certains évoquent également un profil féminin, celui de Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Education et également proche du chef de l'Etat, ou encore la ministre de la Santé, Marisol Touraine. Et l'incertitude autour de sa décision de se représenter ou pas avait suscité plusieurs candidatures alternatives à gauche.

Le Premier ministre devrait démissionner en début de semaine, afin de se consacrer à sa candidature pour l'élection présidentielle de 2017.

A son arrivée, les écologistes claquent la porte, dénonçant entre autres ses propos sur les Roms.

Manuel Valls, un briseur de tabous qui voulait dès 2009 abandonner le mot "socialiste" jugé dépssé, crispe une partie de son camp avec son discours pro-entreprises, sa défense d'une laïcité stricte et son caractère autoritaire. Il doit prendre la parole samedi lors d'un meeting du parti socialiste à Paris. "Notre travail c'est précisément de nous conjuguer, de nous concilier, c'est exactement l'inverse", lui a fait écho Arnaud Montebourg, en estimant par ailleurs que "face au candidat ultralibéral (François Fillon) il n'est pas possible d'avoir un candidat social-libéral".

"François Hollande et Manuel Valls, c'est la même politique (.) on ne sait pas qui, de François Hollande ou de Manuel Valls, est la lame ou le manche du couteau qui a déchiré la gauche", a attaqué dimanche Arnaud Montebourg, seul candidat du PS à avoir déposé ses parrainages pour la primaire. "Il n'y aucune raison de temporiser: une campagne, ça se fait ou ça ne se fait pas", a déclaré l'un de ses proches soutiens pour expliquer la rapidité avec laquelle la démission de Manuel Valls et la déclaration de sa candidature s'enchaînent. Elle est aussi inédite, car c'est la première fois dans l'histoire de la cinquième République qu'un chef de l'État renonce à se porter candidat à sa propre succession.

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