Manuel Valls annonce sa candidature à la primaire de la gauche

06 Décembre, 2016, 04:29 | Auteur: Lynn Cook

Stéphane Le Foll a déclaré lundi qu'il ne refuserait pas le poste de Premier ministre s'il lui était proposé, alors que le départ de Manuel Valls de Matignon semble imminent. "Ma candidature est celle de la conciliation, elle est celle de la réconciliation", a-t-il déclaré. L'ex-ministre de l'Economie, à 38 ans le plus jeune des candidats, effectuait son premier déplacement à l'étranger depuis l'annonce de sa candidature. Sa décision est celle d'un homme d'Etat qui place l'intérêt général au-dessus de tout. Je veux lui dire ma très grande fierté d'avoir assumé ces responsabilités immenses, intense et d'avoir engagé des réformes essentielles pour la France, pour la compétitivité, pour notre école. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

"Il a égrené les critiques contre le programme de François Fillon, refusant que les fonctionnaires " travaillent plus pour gagner moins", les déremboursements de médicaments, la " casse " de la Sécurité sociale et de l'hôpital et qu'il faille selon lui attendre 70 ans pour toucher une retraite à taux plein.

Le chef du gouvernement "s'exprimera ce lundi 5 décembre à 18H30 (17H30 GMT ndlr) à l'Hôtel de Ville d'Evry", son fief électoral en région parisienne, indique un communiqué des services du Premier ministre.

Alors que progressent en Europe les courants populistes et anti-establishment, lui qui est sorti des meilleures écoles françaises n'a pas répondu "non" à un étudiant qui lui demandait s'il était lui aussi un candidat "anti-establishment". À nous tous de la renvoyer dans les cordes. "C'est mon histoire. Nous sommes différents mais nous sommes ensemble", continue Manuel Valls, candidat à la présidentielle 2017.

"Je suis révolté au fond de moi-même que la gauche soit disqualifiée de la présidentielle". Il faut être digne, se dépasser.

" Dans ma volonté de faire évoluer ma famille politique, j'ai pu avoir des mots durs, susciter des débats, des incompréhensions", a-t-il reconnu, jugeant que pour retrouver l'unité, " chacun devra faire un effort, moi le premier ". Pour le côté clivant, Manuel Valls, par son discours, par la composition de la tribune montrant une France riche de sa diversité, mesure cet écueil, ne se renie pas en vantant les mérites de la controverse, lui qui est passé en force pour la Loi Travail, a milité contre les 35 heures ou encore a porté le projet de déchéance de nationalité.

Il a par ailleurs assuré vouloir poursuivre la baisse des impôts acquittés par les classes moyennes et populaires.

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