COP22: Ban "espère" que Trump comprendra l'urgence climatique

22 Novembre, 2016, 11:20 | Auteur: Lynn Cook
  • Des forces de sécurité sur le site de la COP22 le 9 novembre 2016 à Marrakech-		AFP  Archives

L'Africa Action Summit, le sommet des chefs d'État et de gouvernement africains se tiendra en effet mercredi au Palais des Congrès de Marrakech. Lors de son intervention à la tribune, il a été applaudi.

L'AFP souligne la présence attendue, aujourd'hui, d'une cinquantaine de dirigeants, chefs d'Etat et de gouvernement, dont le roi Mohammed VI, le président français François Hollande, la présidente chilienne Michelle Bachelet ou encore l'émir du Koweit, ainsi que de très nombreux leaders africains. Déjà, l'élection surprise de Donald Trump, au deuxième jour de la conférence, avait plongé dans la stupeur les participants, qui attendent de voir ce que le futur président compte faire.

Le réchauffement est "le plus grand défi de notre temps et nous attendons que les Etats-Unis continuent à conduire" ce combat, a exhorté Taneti Maamau, président de Kiribati, archipel du Pacifique menacé par l'élévation des océans.

L'ONU a par ailleurs appelé les pays développés à augmenter leur aide pour que les pays en développement puissent faire face à des dérèglements climatiques en recrudescence.

C'est "notre espoir que le président nouvellement élu, M. Trump, entendra et comprendra le sérieux et l'urgence de l'action climatique", a-t-il dit, "convaincu qu'en tant que président il entendra" les arguments qui lui sont présentés.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry fera un "discours soulignant l'urgence de l'action climatique", a dit son négociateur climat Jonathan Pershing.

109 pays, représentant les trois quarts des émissions à effet de serre, ont ratifié l'accord de Paris.

Ce mardi marque l'arrivée à Marrakech de dizaines de chefs d'Etat et de ministres pour le début du segment dit "de haut niveau" de la COP22.

Parmi les grands émetteurs, la Russie manque encore à l'appel.

La communauté internationale s'est engagée à limiter à bien en deçà de 2°C la hausse du réchauffement, susceptible, au-delà, d'avoir un impact désastreux et irréversible pour les hommes comme pour les écosystèmes. "J'appelle à l'élimination des subventions aux énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz, NDLR) afin d'accélérer la transition vers des énergies propres", a-t-il déclaré devant les délégations réunies à la 22e conférence climat de l'ONU (COP22).

Les subventions accordées chaque année aux énergies fossiles (allègements fiscaux, soutiens à l'activité pétrolière, etc.) ont dépassé 500 milliards de dollars (2010), selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

"Nous devons tenir cette promesse, réduire le fossé" entre les besoins et les financements prévus pour les actions d'adaptation au changement climatique, dit le responsable.

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