Mark Zuckerberg part en guerre contre les fausses informations — Facebook

21 Novembre, 2016, 13:46 | Auteur: Lynn Cook
  • Mark Zuckerberg part en guerre contre les fausses informations — Facebook

Après avoir échaudé les marchés en prévenant que sa croissance allait bientôt ralentir, Facebook s'est retrouvé au coeur d'une polémique suite à l'élection présidentielle américaine, accusé d'avoir aidé la victoire surprise de Donald Trump en laissant circuler de fausses informations sur son réseau.

Depuis près de sept ans, Paul Horner balance des canulars sur Facebook. Et la viralité se charge de transformer le fake en vérité.

"Le Washington Post a interrogé Paul Horner sur ses motivations et sa responsabilité dans l'élection de Donald Trump à la présidentielle américaine".

"Mes sites ont été repris sans arrêt par les partisans de Trump".

La victoire inattendue de Donald Trump le 8 novembre a laissé le secteur technologique américain dans une position inconfortable, obligé de composer dans l'avenir avec un président dont il ne voulait pas et confronté au risque de politiques défavorables pour lui. "Jamais je n'aurais cru possible qu'il soit élu. Je déteste Trump", avoue-t-il au Post. Personne ne vérifie Cest effrayant. Son directeur de campagne a publié mon histoire sur un manifestant payé 3.500 dollars et l'a présentée comme un fait. Des tweets effacés depuis lors.

D'après une étude de Buzzfeed News, les faux articles démocrates existent aussi, mais dans un moindre mesure: les plus grosses pages Facebook de droite publieraient 38% d'informations fausses ou trompeuses, contre 19% pour les pages de gauche.

Hillary Clinton donnée pour morte, Donald Trump né au Pakistan... Une constatation que faisait déjà Buzzfeed en octobre. Selon le créateur de faux sites, les conservateurs constituent une cible de choix et chaque clic sur l'un de ses articles lui rapporte de l'argent.

Lundi, Google et Facebook ont annoncé qu'ils allaient purger de leurs plates-formes publicitaires les sites propageant des informations fausses, différents des sites satiriques, comme The Onion, en ce sens où leurs nouvelles apparaissent à certains égards vraies. Cest ce que regrette Paul Horner, un professionnel qui exploite plusieurs sites qui publient de fausses actualités en général à caractère humoristique. "Les trucs que je fais, j'y investis du temps. Je n'écris pas de fausses informations juste pour le plaisir", confesse-t-il. Il explique qu'exceptionnellement, il détaille même tout ce qui sera mis en place. Plus personne ne vérifie rien. Il pense que la différence, après l'apparition du catalyseur Trump, est que les gens croient tout ce qu'ils lisent, même quand on leur prouve que c'est faux.

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