France: un sulfureux intermédiaire accuse Sarkozy d'avoir reçu des fonds libyens

20 Novembre, 2016, 07:19 | Auteur: Sandy Vega

Cette réaction exaspérée à la question de David Pujadas, demandant jeudi 17 novembre à Nicolas Sarkozy s'il avait effectivement accepté de l'argent libyen pour financer sa campagne de 2007, a été remarqué par quelques téléspectateurs aux oreilles bien affûtées.

L'hypothèse d'une question sur ce sujet ô combien sensible était tout sauf évidente; il n'y avait qu'à écouter Bruno Le Maire - pourtant pas le dernier à taper sur Nicolas Sarkozy - expliquer le plus benoîtement du monde pas plus tard que ce matin sur France Info qu'il ne fallait pas aborder le sujet pendant le débat au nom de la "séparation des pouvoirs". "C'est une honte". Des propos auxquels David Pujadas n'a, malheureusement, pas répondu. Dans un entretien vidéo publié mardi par Mediapart, le sulfureux intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine affirme avoir remis en 2006 et 2007 trois mallettes contenant 5 millions d'euros en liquide à Claude Guéant et Nicolas Sarkozy, des fonds qui auraient servi à financer la campagne présidentielle de ce dernier.

Nous sommes sur le service public. "C'est une blague ce qu'on vient de voir sur France 2, on est d'accord?" Ce n'est pas l'idée, voyez-vous, que je me fais du service public. "C'est une honte", a lancé le candidat et ex-président, embrayant directement sur Emmanuel Macron. "C'est un problème pour la gauche", a assuré Alain Juppé, en perte dans les sondages.

L'ancien chef de l'Etat a opposé mercredi un démenti formel à ces accusations, dénonçant "une man?uvre nauséabonde pour interférer dans la primaire de la droite et du centre" en vue de la présidentielle de 2017 à quelques jours du premier tour de la primaire. Je me demandais si nous allions repartir pour 20 minutes sur les affaires.

Selon autre étude d'Opinionway pour Le Point, Alain Juppé est en tête avec 30% de convaincus devant François Fillon (25%) et Nicolas Sarkozy (13%).

De menues divergences sont apparues au sujet de l'élection de Donald Trump à la Maison Blanche: François Fillon a jugé "ridicule" d'en tirer des "conséquences" pour la France. "Fera-t-il après l'élection ce qu'il avait annoncé?"

"Quelle indignité!", a lancé Nicolas Sarkozy.

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