"Espoir" et appels à agir, face à l'incertitude américaine — Climat

20 Novembre, 2016, 07:47 | Auteur: Lynn Cook

"Vous, Américains qui êtes venus nous sauver en 1945, sauvez nous maintenant!"

Avant la Pologne en 2018, les Fidji organiseront fin 2017 la COP23, mais elle se tiendra à Bonn (Allemagne) pour des raisons logistiques.

Dans son intervention, à l'ouverture de cette réunion de segment de Haut niveau de la COP22 à laquelle a pris part le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, en sa qualité de représentant du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, le roi du Maroc Mohammed VI a appelé à "enrayer le réchauffement climatique", soulignant la "nécessité d'unifier l'éducation à la protection de l'environnement".

Mais la conférence de Marrakech a surtout été marquée dès ses premiers jours par la victoire de Donald Trump à l'élection présidentielle américaine, lui qui a qualifié de "canular" le réchauffement climatique, dit vouloir faire "annuler" l'accord de Paris et annoncé son intention de relancer l'industrie du charbon aux Etats-Unis.

La 22 conférence de l'ONU sur le climat (COP22) s'est achevée vendredi 18 novembre à Marrakech. L'inquiétude, un certain attentisme et l'affichage d'une volonté inébranlable à aller de l'avant ont ensuite pris le dessus.

"En effet, bien qu'ils n'aient pas voulu bloquer le consensus et retarder davantage l'issue des négociations, la Bolivie soutenue par l'Inde et d'autres pays en développement, se dit " perplexe " suite à la décision adoptée et pointe le " manque d'équilibre" du texte, sur la question de l'adaptation aux changements climatiques notamment.

"La volonté de la Chine de travailler avec les autres pays demeure", a assuré Xie Zhenhua.

Dans la proclamation de Marrakech publiée jeudi soir, figure un appel à "augmenter le montant, les versements et l'accès aux financements pour des projets climatiques".

Vendredi, 48 pays membres du Climate Vulnerable Forum, représentant plus d'un milliard de personnes parmi les plus exposées au changement climatique, sont allés plus loin.

" Toutes ces initiatives s'inscrivent parfaitement dans l'Agenda 2063 de l'Union africaine, dont l'objectif est de bâtir une Afrique prospère, fondée sur une croissance inclusive, et qui met l'Afrique sur la voie d'un développement durable centré sur des programmes résilients face au changement climatique, tandis que nous contribuons à protéger notre environnement en développant les énergies renouvelables", a indiqué la présidente de la Commission de l'Union africaine, Nkosazana Dlamini Zuma, dans une déclaration lue en son nom par Elham Mahmoud Ahmed, commissaire chargé de l'Énergie et des Infrastructures pour la Commission de l'UA. Pour rester en deçà de 2 °C, les GES doivent être drastiquement réduits d'ici 2050, ce qui passe par l'abandon progressif des énergies fossiles. "Toutes les parties (pays) doivent entamer leur transition (vers les énergies renouvelables), sinon nous souffrirons tous ", a commenté Edgar Gutierrez, le ministre de l'Environnement et de l'Énergie du Costa Rica.

Le Souverain a décliné en effet les priorités à retenir en termes de soutien aux pays du Sud et aux Etats vulnérables, de respect des engagements financiers des pays avancés, de transfert de technologie et d'implication des divers acteurs dans " l'action globale pour le climat ".

Sujet d'autant plus complexe qu'il n'y a "pas de méthodologie commune pour comptabiliser les projets en faveur du climat", explique Armelle Le Comte, de l'ONG Oxfam.

L'instance mise en place après l'accord de Paris, appelée CMA (Conférence pour la mise en œuvre de l'accord de Paris), doit instaurer les futures règles du jeu.

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