Le Premier ministre japonais prêt à faire "confiance" à Donald Trump

19 Novembre, 2016, 09:57 | Auteur: Lynn Cook

Ces nominations ont réjoui les républicains mais alarmé les démocrates, déjà vent debout contre la nomination à la Maison Blanche de Steve Bannon, patron du site d'information d'extrême droite Breitbart, qui sera haut conseiller en charge de la stratégie.

Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a estimé jeudi que Donald Trump était un homme en qui il pouvait avoir confiance, à l'issue d'un entretien à New York avec le président élu des États-Unis.

Parmi les noms qui circulent figure l'ex-maire républicain de New York Rudy Giuliani, sans expérience en matière de politique étrangère, mais soutien de la première heure du magnat de l'immobilier. "Il y a beaucoup de gens talentueux avec lesquels (Donald Trump) a besoin d'avoir de bonnes relations".

Ce rendez-vous "montre l'engagement de M. Trump en faveur de cette relation", a déclaré à la presse le républicain Devin Nunes, membre de l'équipe de transition, après avoir rencontré un conseiller de Shinzo Abe à Washington pour préparer la rencontre.

Mitt Romney est le dernier nom en date à faire surface pour diriger la diplomatie américaine.

L'ambassadeur d'Israël aux Etats-Unis a lui aussi rendu visite jeudi à Donald Trump en le qualifiant de "véritable ami" de l'Etat hébreu.

Dans ce subtile jeu d'équilibre, le président élu cherche aussi à rassurer les alliés des Etats-Unis. La rhétorique employée par Donald Trump au cours de la campagne a provoqué un malaise au Japon, tout particulièrement lorsqu'il a dit que les alliés des États-Unis devaient contribuer davantage pour bénéficier de l'aide des forces américaines.

Pendant ce temps, Barack Obama est en Europe.

Il pourrait lui accorder sa "confiance".

Un tel rapprochement constituerait une surprise car Mitt Romney avait été le chef de file des opposants à Donald Trump et à sa ligne populiste pendant la primaire du parti républicain.

Le New York Times a écrit que certains alliés des Etats-Unis avaient du mal à contacter Donald Trump et se demandaient comment et quand le faire.

Jeff Sessions pourrait hériter du portefeuille de la Défense ou de la Justice, selon les médias américains.

Aucune date précise n'a été donnée pour la composition du gouvernement.

A défaut de nominations, les premières devraient être annoncées aux alentours de la fête de Thanksgiving, le 25 novembre, les spéculations vont bon train sur les prétendants aux postes-clés de la future administration.

Il est significatif que Shinzo Abe soit le premier dirigeant étranger à être reçu par Donald Trump: la région Asie-Pacifique a en effet été la priorité de la politique étrangère du président sortant Barack Obama.

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, Washington est engagé avec son parapluie nucléaire à protéger ces pays par la dissuasion, en échange de bases militaires sur leur territoire: Il y a 47'000 soldats américains dans l'archipel nippon et 28'000 en Corée du Sud.

Défenseur du protectionnisme, le candidat Trump avait aussi pris pour cibles les traités de libre-échange, comme le Partenariat transpacifique (TPP) entre 12 pays (Australie, Brunei, Canada, Chili, Etats-Unis, Japon, Malaisie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Singapour, Vietnam).

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