À droite toute pour Donald Trump — Sécurité nationale

19 Novembre, 2016, 11:06 | Auteur: Lynn Cook

Le président élu des États-Unis a également choisi le patron de l'agence de renseignements CIA ainsi que son conseiller à la sécurité nationale, d'après les informations révélées par les médias américains, ce vendredi 18 novembre. Il a dans le même temps laissé filtrer des noms de personnalités plus consensuelles pour diriger la diplomatie américaine et rassurer les alliés de l'Amérique.

Après la nominations des conservetaurs Stephen Bannon et Reince Priebus à des postes clés de son administration, le président élu des Etats-Unis Donald Trump confirme sa ligne droitière.

Mais des propos ouvertement racistes tenus dans les années 1980 le poursuivent encore aujourd'hui: procureur fédéral dans l'Alabama, il avait reproché en 1986 à un avocat blanc de faire "honte à sa race" pour avoir défendu un client noir.

Par ailleurs, toujours selon les médias, le poste de conseiller à la sécurité nationale va revenir au général à la retraite Michael Flynn, 58 ans.

M. Trump a en effet décidé de confier le ministère de la Justice au sénateur Jeff Sessions, 69 ans, partisan d'une extrême fermeté sur l'immigration illégale, un des grands thèmes de campagne du milliardaire qui avait promis d'expulser 11 millions de clandestins. Jeff suscite une grande admiration parmi les chercheurs dans le domaine juridique et tous ceux, ou presque, qui le connaissent, " a déclaré M. Trump dans un communiqué publié sur son site officiel.

M. Trump a adopté des positions similaires pendant sa campagne.

Le général Flynn a dirigé l'agence américaine du renseignement militaire entre 2012 et 2014. Il avait été élu dans la vague d'arrivée au Congrès du Tea Party, l'aile ultra-conservatrice du parti républicain. Durant sa carrière, il s'est montré particulièrement opposé aux réformes de naturalisation des immigrés, qu'elles soient proposées par les démocrates ou les républicains, précise "USA Today". Sa nomination doit encore être approuvée par le Sénat.

Dans un subtile jeu d'équilibre, Donald Trump laisse filtrer des noms de personnalités plus modérées pour diriger la diplomatie américaine ou conduire l'économie.

Seul des trois responsables nommés vendredi à n'avoir pas besoin de l'aval du Sénat, Michael Flynn "pourrait ravir (le président russe Vladimir) Poutine et (le président turc Recep Tayyip) Erdogan", a estimé l'ancien conseiller de Barack Obama David Axelrod.

Il devrait ainsi rencontrer pendant le week-end le républicain modéré Mitt Romney, perdant à la présidentielle contre Barack Obama en 2012.

Donald Trump continue de dessiner les contours de sa future équipe. Il détient un diplôme en droit de l'Université Harvard et est membre du comité du renseignement de la Chambre des représentants.

Le nom de l'ex-maire de New York Rudy Giuliani reste également évoqué à ce poste. Premier dirigeant à le rencontrer jeudi à New York, le chef du gouvernement japonais Shinzo Abe a ainsi estimé que Donald Trump était une personnalité de "grande confiance".

"Je m'inquiéterais d'avoir un président impulsif flanqué d'un conseiller à la sécurité impulsif", a-t-il dit sur CNN.

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