Obamacare pourrait être amendée et non abrogée — Trump

13 Novembre, 2016, 00:23 | Auteur: Aubrey Nash

"Je ne suis pas ici pour contester l'élection, parce qu'il n'y a pas de signes de fraude ou de trucage", explique à l'AFP sous anonymat Jamie, une manifestante à New York.

A New York, environ 1.200 manifestants se sont rassemblés à Washington Square, dans le quartier de Greenwich Village, selon une estimation de la police. Le vice-président élu des Etats-Unis, Mike Pence, va prendre en main l'équipe de transition chargée de mettre sur pied une administration Trump, a annoncé le président élu Donald Trump dans un communiqué publié vendredi. Répétant que c'était l'essence même de son discours après les résultats de l'élection mais aussi après son entretien avec Barack Obama, lors de leur rencontre à la Maison Blanche.

Trois jours après son élection, le président élu a semblé mettre de l'eau dans son vin dans un premier entretien, affirmant qu'il pourrait simplement "amender" la loi d'assurance-maladie surnommée Obamacare, dont il avait promis l'abrogation durant sa campagne.

Il a expliqué au Wall Street Journal (WSJ) que le président Obama lui avait suggéré de conserver plusieurs pans de l'Affordable Care Act.

M. Pence a pris en main cette équipe, forte de soutiens indéfectibles: l'ex-maire de New York, Rudy Giuliani, l'ex-président de la Chambre des représentants, Newt Gingrich, et un sénateur en pointe contre l'immigration illégale, Jeff Sessions. S'y ajoutent Steve Bannon, directeur général de sa campagne, et le président du parti républicain, Reince Priebus. On retrouve donc les 3 aînés du président: Ivanka, Donald Jr et Eric mais aussi Jared Kushner, mari d'Ivanka. Les noms évoqués pour l'instant par les médias américains n'ont rien du changement et du message anti-establishment sur lequel Donald Trump avait construit sa campagne.

Alors que ses opposants continuent à battre le pavé dans les grandes villes américaines, Donald Trump dévoile progressivement les grandes lignes de sa future présidence. Des manifestants ont brisé des vitres de magasins et de voiture, ont lancé des projectiles contre la police qui a parlé d'"émeutes" et a interpellé 26 personnes.

Lors d'un discours au cimetière national d'Arlington, près de Washington, pour la journée des anciens combattants, M. Obama a une fois encore insisté sur la nécessité d'unité du pays après cette élection.

L'équipe de campagne de Trump l'a rejoint vendredi pour travailler à la transition, dans la tour Trump où il a ses bureaux et sa résidence privée sur la Ve avenue à New York. Sa porte-parole, Hope Hicks, a précisé qu'il y passerait le week-end.

Il s'est aussi entretenu vendredi par téléphone avec le président français François Hollande.

Sur la politique étrangère, le nouveau président a reconnu avoir " une vue différente de beaucoup de gens sur la Syrie, suggérant qu'il fallait lutter davantage contre le groupe Etat islamique. Il a notamment souligné qu'il avait reçu un appel "très aimable" de Bill Clinton.

Parmi les priorités des premières semaines figurent, outre la loi Obamacare, une baisse des impôts et la sécurisation des frontières contre la drogue et les immigrants clandestins, a indiqué Donald Trump, qui compte s'appuyer sur un Congrès majoritairement républicain. A chercher à remplacer Bachar al-Assad (la position jusqu'ici de Barack Obama et François Hollande), "nous allons finir par combattre la Russie", alliée de Damas, a-t-il jugé. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

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