Yannick Jadot et Michèle Rivasi bientôt départagés — Primaire EELV

08 Novembre, 2016, 04:14 | Auteur: Lynn Cook
  • Entre Jadot et Rivasi le suspense de la candidature EELV touche à sa fin

Les électeurs d'Europe Ecologie-Les Verts découvrent lundi soir qui, de Yannick Jadot ou de la surprise du premier tour Michèle Rivasi, deux candidats très proches sur le fond, portera leurs couleurs à une élection présidentielle s'annonçant périlleuse pour leur parti. Lundi 7 novembre, il a remporté le second tour de la primaire EELV avec 54,25% des voix, face à sa rivale Michèle Rivasi, créditée de 40,75% des voix.

Ca ne veut pas dire que Yannick Jadot ferait mieux qu'eux; ça signifie que, la découverte de sa personnalité aidant, les quelques points qu'il réunira sur son nom empêcheront définitivement l'un ou l'autre d'accéder au second tour.

De son côté, M. Jadot, qui s'est fait remarquer la semaine dernière par une vibrante harangue au Parlement européen contre le traité de libre-échange CETA, a répété qu'il souhaitait redonner "sa crédibilité à l'écologie politique", "une écologie qui agit, construit et gagne".

Mme Rivasi en revanche refuse de partir battue. Après la primaire, resteront ensuite de nombreuses difficultés pour le vainqueur. M. Jadot et Mme Rivasi n'ont pourtant cessé de dire pendant l'entre-deux tours qu'ils ne rallieraient pas le grand frère socialiste pour la présidentielle ni même pour un accord législatif. L'enjeu est crucial pour ce parti sorti exsangue, divisé et traumatisé par sa participation au gouvernement, au début du quinquennat du président socialiste François Hollande.

Les quatre candidats et peut-être encore plus Yannick Jadot et Michèle Rivasi ont développé dans leur campagne des projets très similaires.

Quant à l'ancienne ministre, elle s'est refusée à donner une quelconque consigne mais a promis qu'elle soutiendrait le vainqueur, quel qu'il soit.

Pour Yannick Jadot, déjà arrivé au premier tour de la primaire, la campagne à venir s'annonce néanmoins difficile, puisqu'il lui faudra réuni les 500 signatures nécessaires à sa candidature officielle. "Je suis le seul à pouvoir rassembler notre mouvement et la famille écologiste au sens large", affirmait-il lors du débat du 27 septembre.

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