Trump repasse devant Clinton — États-Unis

04 Novembre, 2016, 01:10 | Auteur: Lynn Cook
  • Reporters  Abaca

Ce sondage reflète donc le caractère très particulier de cette élection américaine: un Donald Trump qui, allant à l'encontre des thèmes républicains traditionnels, prônant par exemple un retrait en politique étrangère, aliène une partie de son électorat, mais engrange néanmoins un certain nombre de voix à cause des défauts perçus de son adversaire Hillary Clinton.

Le précédent sondage New York Times/CBS, publié le 19 octobre dernier, donnait 9 points d'avance à Clinton (47%) devant Trump (38%).

Pour l'ancienne secrétaire d'État, la campagne se termine comme elle avait commencé, en avril 2015, dans l'ombre de sa décision malheureuse d'utiliser un serveur privé au lieu d'un compte email gouvernemental et sécurisé pour communiquer de 2009 à 2013, lorsqu'elle dirigeait la diplomatie américaine, au risque de disséminer des informations confidentielles sur des réseaux privés.

Hillary Clinton "ne devrait même pas être autorisée à être à la présidence", a-t-il lancé à Jacksonville, revenant très longuement sur l'affaire des emails.

La fébrilité du camp Clinton est perceptible.

La participation est sur le point d'y égaler ou de dépasser celle de 2012 lorsque M. Obama, qui a démarré sa carrière politique dans cette ville, avait été réélu à la Maison Blanche. Autant de temps qui aurait pu servir à diffuser un message de fin de campagne. Quant au peso mexicain, la devise la plus sensible aux spéculations sur la présidentielle américaine en raison des attaques de Donald Trump contre le pays et ses ressortissants, il se traite à son plus bas niveau depuis un mois contre le dollar.

"Imaginez-le nous empêtrer dans une guerre parce que quelqu'un l'aurait froissé", a-t-elle lancé lundi dans l'Ohio. "Se présentant comme une femme "indépendante", Melania Trump a assuré que son époux "(respectait) les femmes et leur (offrait) les mêmes opportunités" qu'aux hommes. Mme Clinton a fait le florilège des propos outranciers, insultants et sexistes de son adversaire.

Donald Trump devra aussi défendre les terres traditionnellement républicaines, comme le Texas où plus d'un quart des électeurs ont déjà voté, un record. Philadelphie se trouve aussi en Pennsylvanie, qui fait partie des Etats-clés dans la course à la Maison Blanche, qui peuvent basculer dans un camp ou un autre. Le 8 novembre, les Américains éliront, État par État, des grands électeurs qui désigneront ensuite le président. La moyenne des sondages nationaux de Real Clear Politics a fondu en deux semaines de 7,1 % d'avance pour la démocrate à seulement 1,7 %. Les écarts sont tels que tout va se jouer dans les dix Etats les plus serrés. L'enjeu est donc suffisamment important pour que Donald Trump y enchaîne quatre meetings en vingt-quatre heures, mercredi et jeudi.

Attaquée sur sa probité depuis des mois, la candidate démocrate a vu son avance dans les sondages se réduire et a, elle aussi, décidé de ne plus retenir ses coups face à un rival qui a "passé sa vie à dénigrer, dégrader, insulter et agresser les femmes".

Les chiffres sur le vote par anticipation suggèrent un appui moins élevé que prévu de la part des électeurs afro-américains, ce qui pourrait compliquer les démarches de la candidate démocrate.

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