Sarkozy: "Pas de volonté de changement" chez Juppé

04 Novembre, 2016, 01:17 | Auteur: Sandy Vega
  • Nicolas Sarkozy le 25 octobre 2016 à Paris

Valérie Pécresse, patronne de la région Ile-de-France, l'une des derniers élus à ne pas s'être prononcée pour la primaire de la droite et du centre, vient d'annoncer dans une interview au Figaro son soutien à son principal concurrent, Alain Juppé. "Je refuse que la future majorité soit prise en otage comme François Hollande l'a été avec la frange gauche de sa majorité et les écologistes", avertit Nicolas Sarkozy, qui demande "quelle part du projet politique du MoDem sera mise en œuvre?". "Donc il faut qu'ils viennent", a-t-il dit.

Il liste par ailleurs les sujet sur lesquels Alain Juppé et lui divergent profondément: "monopole syndical", fiscalité, assurance-chômage ou encore terrorisme. Identité heureuse et ses "accommodements raisonnables'', communautarisme, interdiction du voile, regroupement familial ou sur la mise en place d'un Schengen 2".

"Reste un dernier sujet, qui au fond synthétise tous les autres", affirme l'ancien président: leurs positions respectives vis-à-vis de François Bayrou.

Autonomie des établissements, apprentissage, réforme des rythmes scolaires: que souhaitent les candidats à la primaire de la droite et du centre pour l'éducation nationale? L'ancien Président, qui voulait, en fait, parler du streaming illégal, avait déjà montré ses lacunes en matière de nouvelles technologies, quelques semaines plus tôt, avec son désormais culte "C'est quoi le Bon coin?"

Si Alain Juppé est toujours en tête, les sondages varient. Sur le plateau de Territoires d'Infos, la matinale de Public Sénat et Sud Radio, présentée par Cyril Viguier, avec la presse quotidienne régionale, Edouard Philippe, fidèle soutien d'Alain Juppé, a défendu la ligne de l'ancien Premier ministre: "Nous organisons une primaire ouverte, il y aura probablement plus de 3 millions de personnes qui viendront voter". Dans la dernière livraison IFop-Fiducial, Sarkozy (31 %, + 2) réduit l'écart avec Juppé (37 %, - 4). "En trahissant sa famille politique pour faire entrer M. Hollande (à l'Elysée), la responsabilité de M. Bayrou est lourde". 6 % de ses sympathisants se déclarent certains d'y participer. Un schisme au sein de LR serait suicidaire. " On ne peut accepter ces alliances négociées secrètement, parce que ce sont les Français qui en paieront le prix". "La demi-mesure ne peut pas être une stratégie, étant donné la gravité des problèmes que nous allons devoir affronter".

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