Le chef de l'EI appelle à lutter jusqu'au bout à Mossoul — Irak

04 Novembre, 2016, 01:17 | Auteur: Lynn Cook
  • Le chef de l'EI Baghdadi appelle ses troupes

Les troupes irakiennes ont renforcé jeudi leurs positions aux portes de Mossoul, préparant l'assaut sur le bastion du groupe Etat islamique (EI), dont le chef Abou Bakr al-Baghdadi a exhorté les jihadistes à lutter jusqu'au martyre.

"Tenir ses positions dans l'honneur est mille fois plus aisé que de se replier dans la honte", martèle al-Baghdadi dans ce message de 31 minutes.

La précédente déclaration audio de Baghdadi remonte au mois de décembre 2015.

Les djihadistes sont désormais en grande difficulté pour tenir Mossoul, la grande ville du nord de l'Irak qu'ils détiennent depuis juin 2014, et ou al-Baghdadi avait instauré son " califat ". Mais il reste introuvable et invisible: en deux ans, il n'est apparu que sur une seule vidéo, filmée dans une mosquée de Mossoul et diffusée en juillet 2014, où il proclamait son "califat" réunissant les territoires conquis en Irak et en Syrie. Le territoire de l'EI a largement rétréci depuis le lancement de l'offensive irakienne.

Selon Le Figaro, le message n'a pas été authentifié mais les spécialistes estiment que le chef de l'organisation terroriste Daech en est bien l'auteur.

Baghdadi s'est enfin tourné vers l'Arabie saoudite contre laquelle il encourage ses partisans à commettre "attaque après attaque", à y viser les forces de sécurité, les responsables politiques, les membres de la famille royale et les médias. Il tente aussi de jouer sur la corde sectariste en rappelant que, au sein de l'armée irakienne, des soldats arborent des drapeaux et des slogans à la gloire de figures révérées dans l'islam chiite.

La présence d'Al-Baghdadi à Mossoul pourrait faire durer l'opération de libération de la ville, car ses partisans iront jusqu'au bout pour le protéger.

Les opérations ont cependant été limitées par les vents de sable balayant les environs de Mossoul, au coeur de la vaste plaine de Ninive. Ne cachant pas leur joie, des hommes se rasent en public la longue barbe que les jihadistes les obligeaient à laisser pousser.

"Nous nous préparons à présent pour le pire".

Plus de 21.000 personnes ont fui vers les zones contrôlées par le gouvernement depuis le 17 octobre, tandis que des milliers d'autres pourraient avoir été prises par l'EI pour servir de boucliers humains, selon l'ONU.

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