Juppé se rend sur la symbolique dalle d'Argenteuil — Primaire

04 Novembre, 2016, 01:03 | Auteur: Sandy Vega

"Je suis très surpris de cette fixation sur le cas de François Bayrou", a réagi Alain Juppé.

Une bataille qui continue d'animer le web, selon BVA.

Invité d'Europe 1 ce jeudi 3 novembre, le président du parti centriste a qualifié de "tartuferie" la stratégie de Nicolas Sarkozy et de ses proches, estimant malhonnête de faire croire que François Bayrou va empêcher Alain Juppé de mener l'alternance.

Il y aura ce soir un absent de marque au deuxième débat de la primaire de la droite ET du centre: François Bayrou.

Au maire de Bordeaux qui appelait à "renégocier les accords du Touquet", Nicolas Sarkozy a sèchement rétorqué qu'il s'agissait en fait "du traité de Canterbury qui a été renouvelé, pas celui du Touquet".

La réponse des alliés d'Alain Juppé n'a pas tardé à se faire attendre.

L'ancien président, de son côté, poursuit son offensive tous azimuts contre François Bayrou, président du MoDem et soutien affiché du maire de Bordeaux.

Il y a encore quelques semaines, la place du troisième homme semblait difficile à atteindre pour François Fillon. Comme le firent en leur temps les balladuriens, aux premiers rangs desquels se trouvait un certain Nicolas Sarkozy. "Il fait une offre politique et il rassemble sur son offre politique", a-t-il ajouté.

Je crois que les sarkozystes sont en train de prendre les électeurs de la droite et du centre pour des ploucs. "Est-ce que les conseillers de la campagne de 2012 t'auraient accompagné pendant le mandat?", a ironisé NKM, porte-parole du candidat Sarkozy en 2012.

Nicolas Sarkozy, soutenu sur ce point par Jean-Frédéric Poisson, défend "la présomption de légitime défense". Certes, l'écart se resserre entre Alain Juppé (37%) et Nicolas Sarkozy (31%) au premier tour, selon le dernier sondage Ifop-Fiducial publié mardi.

Pour les autres en revanche François Bayrou s'est illustré dans les actes par des positions le classant résolument à gauche: il a voté la plupart des motions de censure proposées par la gauche contre les gouvernements de droite, il a en revanche refusé de voter la motion de censure de la droite contre la gauche, au second tour des présidentielles de 2007 il a refusé de soutenir la droite avant d'annoncer voter pour François Hollande en 2012. "Je suis d'accord avec Nicolas Sarkozy, la politique étrangère ça ne consiste pas à couper les ponts avec tous ceux qui ne partagent pas nos convictions", a abondé Alain Juppé. Les candidats seront également interrogés sur leur ligne politique, un thème sur lequel Nathalie Kosciusko-Morizet entend souligner sa différence. Il demeure que les objections de l'ancien président ne se limitent pas à des différences idéologiques entre les deux candidats les plus populaires de la droite.

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