Pécresse soutient Juppé — Primaire à droite

03 Novembre, 2016, 01:17 | Auteur: Lynn Cook
  • Pécresse soutient Juppé — Primaire à droite

Mais je pense que le score entre les deux favoris (Alain Juppé et Nicolas Sarkozy, ndlr) va être serré et qu'il faut faire un choix clair dès le premier tour de la primaire. "Il ne veut pas la suppression du regroupement familial", a argumenté l'ancien président de la République.

" Alain Juppé vous souhaite une belle Toussaint à tous!"

"Voilà un homme qui a refusé en 2010 de voter la réforme des retraites, il a été du côté de la CGT". Ni à François Bayrou, ni à Valérie Pécresse, ni à Hervé Mariton. "L'enjeu est maximum", souligne-t-elle en appelant "tous les électeurs de la droite et du centre" à se mobiliser. "Certains se disent +on votera plus tard+".

S'il représente environ 10% des intentions de vote dans les sondages sur la présidentielle, en revanche, il pèse peu politiquement avec son parti, le Mouvement démocrate qui n'a plus de députés, peu de militants et une base électorale très faible. "Il faut surtout se battre pour que ce cas de figure totalement hypothétique ne se présente jamais".

Ce serait un suicide politique.

On ne peut pas encore parler de retournement de situation, mais...

"Valérie Pécresse avait choisi François Fillon".

Seule allusion à la visite de M. Sarkozy en 2005, Kalem Hamza, élu LR de La Courneuve et soutien de M. Juppé, a parlé de "mots qui ont fait mal, qui ont choqué et qui continuent de faire du mal", en introduction de la présentation du projet "l'urne des quartiers", initié par Alain Juppé pour recueillir les propositions émanant des quartiers, dans un salon de thé en bordure de la dalle d'Argenteuil. "Elle est pour un groupe parlementaire pour M. Bayrou, je suis contre parce que je crois à la nécessité d'une alternance franche", a développé l'ancien président qui poursuit son offensive tous azimuts contre François Bayrou.

C'est sans doute ce qu'a compris Sarkozy qui titille constamment la bête afin de nourrir la controverse. A commencer par François Fillon, dont la première prestation avait été jugée convaincante. "Nous avons besoin du centre pour gagner", a répliqué le directeur de campagne d'Alain Juppé sur Twitter.