Stéphane Le Foll : " Le patron, jusqu'à nouvel ordre, c'est Hollande"

02 Novembre, 2016, 02:22 | Auteur: Lynn Cook
  • Arnaud Montebourg le 18 octobre 2016 à Paris

En particulier le Premier ministre Manuel Valls, lequel n'a pas caché sa "colère" après la sortie de "Un président ne devrait pas dire ça."

François Hollande était samedi dans le Maine-et-Loire, ce lundi au Louvre-Lens et sera jeudi en Normandie pour y rencontrer les "Maîtres laitiers" du Cotentin, déjeuner avec des intellectuels et conclure un colloque de chercheurs.

A la peine à moins de six mois de la présidentielle, François Hollande multiplie les déplacements et les discours, avec un triple objectif: montrer qu'il a "des résultats " même s'ils ne sont pas à la hauteur des promesses initiales, se projeter vers un nouveau quinquennat et marteler, surtout, "le danger " incarné par le FN mais également par la droite. Récemment, Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement français, a indiqué à l'attention de Manuel Valls que je cite " la loyauté, c'est aussi du respect.

"Je n'ai pas senti de honte chez les militants, c'est très clair", a rétorqué Stéphane Le Foll, qui ressent toutefois "des doutes et des questionnements".

"Je n'ai pas à démontrer ma loyauté, elle est là, chacun le reconnaît, vis-à-vis du président de la République, vis-à-vis des institutions", a déclaré le Premier ministre dans cette interview enregistrée dimanche soir à Abidjan (Côte d'Ivoire), dernière étape d'une tournée de quatre jours en Afrique de l'Ouest entamée vendredi.

"Valls cherche à se différencier, on le voit". Même si l'hypothèse d'un renoncement présidentiel reste jugée improbable à Matignon. "Le chômage diminue", assure le président -il en avait fait la condition sine qua non de sa candidature- qui fait aussi valoir le redressement de "nombreuses entreprises" ou les "comptes publics en ordre". "Il y a tout de suite cette réaction, comme le dit (le patron du PS) Jean-Christophe Cambadélis très justement, que nous serions la gauche la plus bête du monde", a-t-il affirmé. Benoît Hamon estime "légitime" une candidature de Hollande à la primaire, jugeant à l'inverse que Valls "est le plus mal placé" pour rassembler à gauche.

"Un patron, ça ne se décrète pas, ça s'impose naturellement", a lâché pour sa part Gérard Collomb, soutien d'Emmanuel Macron, promettant une décision de son favori pour 2017 avant la fin de l'année.

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