Les mineurs de Calais évacués mercredi

02 Novembre, 2016, 01:46 | Auteur: Sandy Vega
  • Pelleteuses à l'oeuvre le 28 octobre 206 dans

Les derniers abris qui se trouvaient encore sur la zone nord de la "Jungle" de Calais ont été détruits lundi vers 17H15, marquant la fin du démantèlement de l'ensemble du camp de migrants, a constaté une équipe de l'AFP sur place.

La Mairie de Paris, qui prévoit d'ouvrir prochainement le premier centre d'accueil provisoire de la capitale, avec une capacité initiale de 400 lits, a fait état d'une évacuation "dans les jours qui viennent".

Peu avant 18H00, trois imposantes pelleteuses, accompagnées de plusieurs engins plus petits, ont cessé de ramasser les débris des cabanes ravagées par les incendies de la semaine, et se sont dirigées vers la sortie. Cette petite église, tout comme deux petites mosquées, n'ont pas encore été démolies "pour permettre aux mineurs encore présents au sein du CAP de s'y recueillir", avait affirmé la préfecture du Pas-de-Calais. Reste un centre provisoire qui accueille encore quelque 1500 mineurs.

"Plusieurs centaines d'enfants et de jeunes seront conduits au Royaume-Uni dans les prochains jours et semaines", a répliqué le gouvernement britannique, soit au nom du rapprochement familial soit de la vulnérabilité. L'édifice avait été préservé lors du démantèlement de la "Jungle" sud en mars, mais devrait être bientôt détruit comme l'a été vendredi soir l'école située à 200 m, où une centaine de jeunes migrants avaient dormi dans la nuit de jeudi à vendredi.

Sur place, ces jeunes sont en quête de nouvelles. "Terminé la Jungle, terminé l'Angleterre, je veux rester en France maintenant", a-t-il confié.

Saluant une opération "efficace et ferme", il s'est félicité que depuis "le mois d'octobre 2015 ce sont 13.000 migrants qui auront été orientés à partir de Calais vers des centres d'accueil". Il est un cas à part, car pour l'écrasante majorité d'entre eux, passer de l'autre côté de la Manche reste une idée fixe.

Le 24 octobre dernier, la Ligue des droits de l'Homme s'inquiétait de l'après-démantèlement et du dispositif prévu dans les 451 centres d'accueil et d'orientation (CAO) ouverts partout en France.

Il ajoute par ailleurs que "ceux qui ne partiraient pas" vers la Grande-Bretagne "seront pris en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance à travers tout le territoire".

Entre 2.000 et 2.500 migrants auraient rejoint le campement sauvage qui s'est formé ces derniers jours dans le nord-est de Paris, dans le quartier de Stalingrad.

Les forces de l'ordre sont déjà intervenues 27 fois dans ce campement improvisé, selon le "collectif parisien de soutien aux exilés" qui a dénoncé dans un communiqué la politique actuelle de "mises à l'abri des regards" et ses "dysfonctionnements". Ceux-ci instruiront les dossiers dans des délais très courts, et transfèreront les heureux élus dans la foulée, assure-t-on de sources proches de l'opération.

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