Le directeur du FBI accusé de vouloir influencer les élections — Mails/Clinton

02 Novembre, 2016, 02:31 | Auteur: Lynn Cook
  • L'affaire des emails d'Hillary Clinton- Alain BOMMENEL Paz PIZARRO

Les investissements démocrates dans un méthodique maillage territorial -sans commune mesure avec l'organisation de terrain, quasi-inexistante, de Donald Trump- se révèlent déterminants à ce moment où chaque voix compte.

Sur sa page Twitter, le candidat à la présidence des États-Unis du Parti républicain, Donald Trump, a appelé Facebook, Google et Twitter des " médias malhonnêtes", informe The International Business Times.

Courbe des chances de l'emporter pour Hillary Clinton et Donald Trump.

D'autres sondages ont également indiqué, durant le week-end, un tassement de l'avance de Hillary Clinton. Localement, là où tout se joue puisque les grands électeurs sont désignés Etat par Etat, on observe aussi des inflexions dans les sondages.

L'élection présidentielle américaine aura lieu le 8 novembre prochain.

Le républicain sera lui-même en Pennsylvanie mardi, près du site mythique de la Guerre d'indépendance de Valley Forge, avec son colistier Mike Pence, pour un discours consacré à la réforme du système de santé de Barack Obama, et aux hausses de prix des couvertures maladies annoncées récemment par le gouvernement.

"C'est le plus grand scandale politique depuis le Watergate, et tout le monde espère que justice sera enfin rendue", a affirmé Donald Trump samedi, cité par l'AFP lors de réunions publiques à Golden, dans le Colorado, puis à Phoenix, dans l'Arizona. Mais pour s'imposer, le milliardaire doit remporter presque tous les États indécis.

'Enfermez-la' a-t-il scandé au fil de ses meetings, à propos d'Hillary Clinton. "Je suis certaine qu'ils parviendront à la même conclusion que lorsqu'ils avaient analysé mes emails l'an dernier". Cela suggère que les électeurs américains ont une opinion arrêtée depuis longtemps sur les deux candidats à la Maison-Blanche. "Les gens doivent désormais choisir le prochain président et commandant en chef des États-Unis d'Amérique", a-t-elle lancé, désireuse de changer de sujet.

John Podesta et Robby Mook, respectivement président et manager de la campagne démocrate, ont vivement critiqué le directeur du FBI James Comey pour avoir informé dans un courrier les parlementaires américains que l'agence allait examiner de nouveaux courriels rédigés par Hillary Clinton à partir d'une messagerie personnelle lorsqu'elle était secrétaire d'État. Les enquêteurs ont estimé en juillet que des poursuites n'étaient pas justifiées, malgré une "négligence extrême".

"Cette intervention directe du directeur du FBI, qui est sans précédent et contre le protocole du FBI, a changé la course", observe Larry Sabato.

Cette découverte date de plusieurs semaines, selon CNN. Par ailleurs elle trouve suspect que le directeur du FBI décide de rouvrir l'enquête une semaine avant l'élection.

La Maison Blanche a, elle, opté lundi pour une forme de neutralité concernant James Comey.

Leur mot d'ordre: la mobilisation. D'autant qu'Hillary Clinton dispose de fonds de campagne supérieurs à ceux de Donald Trump, qui vient toutefois de signer un chèque de dix millions de dollars pour financer la fin de campagne.

Vendu aux républicains, acheté par Poutine et Trump, irresponsable, homme de mauvaise foi, motivé par des objectifs honteux, conspirationniste, traître à la nation, indéfendable, incapable de maintenant les normes démocratiques et de défendre l'intégrité de son institution: James Comey a tout eu, jusqu'à son Comeygate. "Nous devons continuer à mobiliser les gens".

"Nous rappelons encore pourquoi une majorité d'Américains ne lui font déjà pas confiance ou ne l'aiment pas beaucoup".

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