Finalement, les Belges tombent d'accord — Traité Ceta

02 Novembre, 2016, 02:02 | Auteur: Lynn Cook

Ce traité commercial n'entrera toutefois en vigueur qu'à titre provisoire.

Cela peut prendre des années...

Un accord intra-belge avait été trouvé jeudi après négociation de certains amendements dans le texte et les acteurs concernés avaient jusqu'à vendredi minuit pour se prononcer. Elle "précise les modalités et (.) les garanties pour cette question d'arbitrage", se félicite le Premier ministre belge Charles Michel. Ce sont d'ailleurs des préoccupations liées à cet accord qui ont poussé la Grande-Bretagne à se retirer de l'UE.

"Cet accord de libre-échange, c'est largement le Québec qui l'a initié". De son côté, le chef de la diplomatie canadienne a salué "une excellente nouvelle, y compris pour la francophonie" tout en faisant part de son "optimisme prudent".

"Le Sommet Canada-UE (pour la signature du traité, ndlr) aura lieu dimanche".

Après deux semaines de psychodrame, l'accord de libre échange avec le Canada a été officiellement validé par l'Union européenne. A l'opposé, selon lui, le CETA " est un bon traité (.) qui protège nos services publics et nos travailleurs ". "Pour l'instant, aucune nouvelle date n'est fixée", a affirmé cette source à l'AFP.

"Mission accomplie! Je viens de me mettre d'accord avec le Premier ministre (canadien) Justin Trudeau pour tenir un sommet UE-Canada ce dimanche", a twitté Donald Tusk.

M. Tusk a dit qu'il communiquera avec M. Trudeau "seulement quand toutes les procédures auront été finalisées ", permettant à l'UE de signer un accord dont les détails ont mis sept ans à être peaufinés.

"La messe est encore loin d'être dite", juge Jean Quatremer dans les colonnes de Libération.

Et la messe est encore loin d'être dite: l'approbation de la Wallonie ne porte que sur la signature par le gouvernement belge du traité et non sur sa ratification définitive. C'est l'une des questions les plus sensibles, le Ceta offrant la possibilité à une multinationale qui investirait à l'étranger de porter plainte contre un État adoptant une politique publique contraire à ses intérêts. Le second, unilatéral, fait toujours planer un doute sur la pérennité du traité avec le Canada, même s'il est signé. Pour le quotidien économique, "l'Europe, tout en levant un obstacle majeur, reste dans le flou".

Bref, entre Bruxelles et Ottawa, les choses se débloquent. C'est l'avenir même des accords commerciaux de l'Union qui est en jeu.

La Belgique était le seul des 28 États membres de l'Union européenne qui bloquait la signature de l'entente. "Avec le risque qu'un des Parlements nationaux ne ratifie par le traité, rendant alors caduc le CETA", prévient l'hebdomadaire.

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