Antarctique : création du plus grand sanctuaire marin

29 Octobre, 2016, 02:15 | Auteur: Lynn Cook
  • Bébés manchots au calme

Elle abrite 40% de la population mondiale de manchots Adélie, un quart de la population mondiale de manchots empereurs, un tiers de la population de pétrels antarctiques, des milliers de baleines de Minke, d'orques, de phoques de Weddell, de phoques crabiers ou encore de léopards des mers, selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

La Chine avait apporté son soutien à la création du sanctuaire marin de l'Antarctique en 2015.

Accord pour créer le plus grand sanctuaire marin en Antarctique Le plus grand sanctuaire marin au monde destiné à protéger la zone immaculée de l'Antarctique va être créé.

Le projet, présenté par les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande est le résultat de longues années de négociations.

Bébés manchots au calme
Bébés manchots au calme

La Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l'Antarctique (CCAMLR) s'est réunie vendredi 28 à Hobart en Australie et un accord a été trouvé. Il portait sur une autre vaste zone marine couvrant 1 million de km2 dans l'est de l'Antarctique.

Au total, 1,12 million de km² seront interdits à la pêche pendant 35 ans, accord historique pour ce chercheur: "la surface est vraiment importante et il y a peu de zones au monde en dehors de la barrière de corail qui ont une telle superficie, donc protéger cela, c'est impactant pour tout l'océan austral", explique-t-il. La CCAMLR est une organisation multilatérale de 25 Membres (24 pays et l'Union européenne) qui prend ses décisions par consensus. " Cette décision est historique, car c'est la première fois que des nations acceptent de protéger une gigantesque portion d'océan au-delà des juridictions nationales", souligne Andréa Kavanagh, directrice de Pew Charitable Trusts, une ONG visant à informer le public sur les actualités environnementales.

La Russie, dernier pays à s'y opposer en raison des droits de pêche, a finalement rallié le projet, porté par les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande.

Restait à convaincre la Russie, réticente notamment face aux restrictions de pêche. Un deuxième projet à l'agenda de la réunion, porté par la France et l'Australie, n'a pas eu le temps d'être approuvé. D'où son surnom "le dernier océan".