Les syndicats bientôt reçus par Hollande — Colère des policiers

26 Octobre, 2016, 07:34 | Auteur: Sandy Vega
  • Les syndicats bientôt reçus par Hollande — Colère des policiers

François Hollande a annoncé cette rencontre " pour que nous puissions aller jusqu'au bout de ce que ces policiers ou ces organisations demandent ".

"Quant à changer les textes actuels (sur la légitime défense), on peut toujours y réfléchir mais je n'y suis pas favorable à ce stade, considérant que les règles d'emploi des armes ont été récemment élargies par la loi du 3 juin 2016", renforçant la lutte contre le crime organisé et le terrorisme.

Face à l'ampleur de la grogne et des manifestations depuis le lundi 17 octobre, auxquelles certains fonctionnaires se sont rendus en uniformes, le directeur général de la police confirme néanmoins ce dimanche qu'il va demander une enquête administrative auprès de l'IGPN (inspection générale de la police nationale). Ces derniers "ont le sentiment que la justice n'apporte pas de réponse à la hauteur de ce qu'ils vivent", selon lui. Dans le JDD, le patron de la police dit comprendre l'"exaspération" des fonctionnaires, qui ont défilé par centaines plusieurs soirs de suite, samedi soir encore, à Paris et dans plusieurs villes de province pour réclamer davantage de moyens et de considération. Les gardiens de la paix seront par ailleurs équipés d'un système radio modernisé et munis de tablettes connectées au réseau sur le terrain. "Je leur dis qu'il faut revoir les missions", assure Jean-Marc Falcone, précisant notamment que la garde de détenus hospitalisés "mobilise 300 policiers". "Dès lundi, avec l'ensemble des préfets, nous allons mettre à plat les charges dites indues. À partir de la semaine prochaine, les policiers de l'Essonne seront libérés des missions de protection de personnalités", promet le responsable. Il dit avoir l'intention de " proposer au ministre de l'Intérieur qu'une série de missions de surveillance n'incombent plus à la police nationale, mais soient confiées à des entreprises privées ". En visite samedi dans un commissariat de Tours (Indre-et-Loire), le Premier ministre Manuel Valls a formulé sur Twitter son "ferme engagement à poursuivre le renforcement des moyens de notre police", sans donner plus de précisions.

Au sujet des quatre policiers blessés lors de l'attaque au cocktail Molotov, le 8 octobre à Viry-Châtillon (Essonne), le directeur général de la police nationale (DGPN) précise que "oui, sans problème", les policiers auraient pu tirer sur leurs agresseurs.

"Les policiers se posent en boucle la même question: à quoi je sers?". Le chef des policiers a, par ailleurs, assuré que "les flashballs vont être remplacés par un lanceur de balles de défense plus précis et adapté aux missions".

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