Banca Monte dei Paschi di Siena : va supprimer 2.600 emplois

26 Octobre, 2016, 07:45 | Auteur: Jonathan Ford
  • Banca Monte dei Paschi di Siena : va supprimer 2.600 emplois

La troisième banque italienne a ajouté qu'elle supprimerait des emplois, au nombre de 2.600, et fermerait des agences, espérant ainsi faire baisser de 9% les coûts liés au personnel en trois ans, pour les faire passer de 1,6 milliard d'euros en 2016 à 1,5 milliard. Deux mille six cents postes seront supprimés (sur près de 25 700) et 500 des 2 000 agences seront fermées.

Le troisième "pilier" du plan est l'amélioration de la qualité de ses crédits et la réduction des risques, avec une accélération des récupérations des prêts non remboursés.

Dans un communiqué, les syndicats ont apporté leur soutien à ce plan "courageux mais gérable".

La tâche du gouvernement est d'autant plus délicate qu'il sera confronté à un référendum constitutionnel le 4 décembre sur lequel le président du Conseil Matteo Renzi joue son avenir et les marchés n'apprécieraient guère de la voir démissionner à l'issue de ce scrutin.

Le plan présenté par l'administrateur délégué Marco Morelli comporte une augmentation de capital de cinq milliards d'euros à réaliser d'ici la fin de l'année, la suppression du dixième des effectifs et un alourdissement des provisions sur créances. Elle a annoncé fin juillet un vaste plan de sauvetage prévoyant la cession d'un large stock de créances douteuses (27,7 milliards de créances lourdes), suivi d'une augmentation de capital pouvant aller jusqu'à 5 milliards d'euros.Elle a précisé qu'elle terminerait l'année 2016 sur une perte de 4,83 milliards d'euros en raison d'une hausse des dépréciations de créances, conformément à ce plan.

Fin septembre, la troisième banque d'Italie ployait sous plus de 45 milliards d'euros de créances douteuses.

La Monte Paschi di Siena -dont le Trésor italien est le premier actionnaire, avec quelque 4% de son capital- a affiché les pires résultats aux tests de résistance publiés fin juillet par l'Autorité bancaire européenne (EBA), montrant une forte vulnérabilité à une dégradation de la conjoncture.

Son cours, qui s'est effondré depuis début 2016 (-71%), a connu ces derniers jours une envolée spectaculaire à la Bourse de Milan.

En quatre séances la semaine passée, il a gagné 56%, avec des volumes d'échanges massifs -à hauteur de 36% de son capital. En milieu de journée, il était suspendu de nouveau, sur une chute de 10,09%.

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