Zones sensibles: les voitures de police seront dotées de dispositifs anti-caillassage

12 Octobre, 2016, 02:27 | Auteur: Sandy Vega
  • Le Premier ministre Manuel Valls et le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve lors d'une visite au commissariat le 10 octobre 206 à Savigny-sur Orge  AFP

Manuel Valls a détaillé les mesures qu'il souhaite mettre en place lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. Les voitures de police en zone sensible vont être équipées de dispositifs anticaillassage, voire de blindages, et des uniformes vont être rendus résistants au feu, a-t-il annoncé mardi 11 octobre. Et, à défaut de " réponses concrètes " et satisfaisantes sur les effectifs, a appelé les policiers de l'Essonne à la grève du zèle.

Les agresseurs, une "dizaine" de personnes "cagoulées", ont brisé les vitres d'un premier véhicule et l'ont incendié avec des cocktails Molotov tout en bloquant les portes "pour empêcher les policiers de sortir" puis ils ont incendié le véhicule des policiers venus à la rescousse de leurs collègues. Ainsi, les véhicules de polices auront bientôt à leur disposition des "filtres anti-caillassage, voire des blindages". Il a également annoncé une réflexion sur l'usage de caméras mobiles en temps réel.

Ce dernier a souligné que le projet de loi de finances pour 2017 prévoyait une hausse de 15% des crédits consacrés notamment à la construction et à la rénovation de commissariats, dont celui du quartier de la Grande-Borne, à Viry-Châtillon, où s'est produit l'attaque des policiers. Le ministre s'exprimait avant une tournée des commissariats de l'Essonne prévue avec le Premier ministre, Manuel Valls. "Je pense à Saint-Denis, à Corbeil-Essonnes et aussi à la Grande Borne à Grigny", a-t-il souligné.

Le parti Les Républicains (LR) a réclamé lundi la démission du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, après les violences commises contre des policiers ce week-end dans l'Essonne.

Un adjoint de sécurité de 28 ans, très grièvement brûlé lors de l'attaque de samedi, était toujours sous coma artificiel avec un "état stabilisé" lundi soir.

Après Savigny-sur-Orge, les deux hommes devaient se rendre auprès des policiers d'Athis-Mons, Juvisy et Evry pour leur apporter leur soutien, au lendemain de cette attaque qui a blessé quatre agents, dont deux grièvement.

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