Primaire à droite: Juppé accentue son avance sur Sarkozy

12 Octobre, 2016, 02:37 | Auteur: Sue Barrett
  • Au meeting de Nicolas Sarkozy Ingrid Betancourt vante un

Ingrid Betancourt, Franco-colombienne ancienne otage des Farc, a rendu hommage à Nicolas Sarkozy qui a contribué à la faire libérer, assurant que l'ancien président au "passé extraordinaire" avait "devant lui, un futur encore plus grand", dimanche lors d'un meeting au Zénith.

Pour rappel, Alain Juppé avait pris quatorze mois avec sursis et un an d'inéligibilité il y a douze ans (en première instance, sa condamnation allait jusqu'à dix ans d'inéligibilité). "Tout le monde connaît ma situation", a-t-il poursuivi.

LES REPUBLICAINS "En matière judiciaire, il vaut mieux avoir un passé qu'un avenir "... Les Rolex, le yacht de Bolloré, la villa Montmorency et le Fouquet's prouvent d'ailleurs, comme une évidence, la connexion de Nicolas Sarkozy à la "France de la vie réelle", pas comme les œufs frais.

Avant le 26 septembre et la semaine marquée notamment par la diffusion à la télévision d'un documentaire sur Bygmalion et la publication d'un livre de Patrick Buisson à charge contre l'ancien président de la République, l'écart entre les deux favoris pour la primaire de la droite était de 5 points, 37% pour Alain Juppé et 32% pour Nicolas Sarkozy.

Elle avait été, avant son enlèvement, candidate à la présidentielle en Colombie pour le parti écologiste. "Avec l'avenir, il y a toujours un espoir, celui du non-lieu", a résumé Rachida Dati, conseillère de Nicolas Sarkozy, sur LCI. "Elle croit que sa vie, c'est la vie", a dénoncé cet homme du peuple qui fut maire de Neuilly. Pour Nicolas Sarkozy, Alain Juppé est le candidat des élites alors que lui est le candidat de tous les autres. Fillon remonte à 11% de leurs suffrages tandis que Le Maire reste à 12%. Un écho de la petite phrase assassine dégainée à la fin de l'été par François Fillon ciblant ostensiblement Nicolas Sarkozy: "Qui imagine le général de Gaulle mis en examen?" Ce mardi matin, c'est Bruno Le Maire qui tente de s'en attirer l'avantage.

Alors que ce sujet des fichés S constitue l'une des pierres angulaires de la campagne de Nicolas Sarkozy, Alain Juppé explique: "Pour les fichés S considérés comme potentiellement dangereux, la justice peut engager des poursuites; l'état d'urgence permet des placements en résidence surveillée; il ne faut pas exclure le placement en centres de rétention, à la condition qu'il se fasse avec intervention du juge judiciaire".

S'agissant de Jean-François Copé, il n'a attendu personne pour attaquer ses adversaires sur le front judiciaire.

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