Une association de victimes se constitue partie civile — Dépakine

24 Septembre, 2016, 13:42 | Auteur: Jonathan Ford
  • La Dépakine un scandale sanitaire à retardement

Selon l'AFP, qui cite une source judiciaire, les investigations porteront sur une période large, qui court de 1990 à avril 2015. Cette décision fait suite à l'enquête préliminaire menée sous l'autorité du parquet depuis septembre 2015. Le laboratoire commercialisant la Dépakine, Sanofi, au courant depuis de nombreuses années des dangers de la molécule a pourtant tardé à informer les #Femmes enceintes ainsi que le corps médical.

Depuis, l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) a dévoilé un rapport en février qui met en cause la "faible réactivité" de Sanofi et de l'agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), estimant qu'ils n'avaient pas suffisamment informé des risques connus pour les patientes enceintes. Il est aussi prescrit aux personnes souffrant de troubles bipolaires sous les noms de Dépamine et Dépakote.

Or, la prise de ce médicament présente pour le fœtus des risques élevés de malformations congénitales, d'autisme et de retards intellectuels et/ou physiques. L'APESAC, l'Association d'aide aux parents d'enfants souffrant du syndrome de l'anticonvulsivant (500 adhérents, 2 000 familles représentées), a annoncé avoir déposé plainte contre X avec constitution de partie civile, ce mercredi 21 septembre, notamment pour mise en danger d'autrui et non-signalement d'effet indésirable afin d'obtenir l'ouverture d'une information judiciaire dans le " scandale " sanitaire Dépakine. Les victimes du valproate de sodium l'attendaient de pied ferme.

Connues depuis les années 1980, les malformations portent principalement sur le cœur, les reins, les membres, la colonne vertébrale (spina bifida) et incluent des becs de lièvre.

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