Il n'y aura pas de "mini-Calais" selon François Hollande

24 Septembre, 2016, 13:49 | Auteur: Sandy Vega
  • François Hollande a mêlé fermeté et bienveillance à l'égard des migrants samedi depuis Tours

Au total, 140 CAO ont été créés pour l'heure dans 80 départements pour accueillir quelques 9.000 migrants en provenance de Calais près le démantèlement du camp de la Jungle. La responsabilité vaut également pour les personnes qui sont ici, venant de loin, et qui peuvent demander l'asile si elles y ont droit, et si elles n'y ont pas droit, doivent être raccompagnées là d'où elles viennent.

Ce déplacement à Calais, initialement prévu cet été, avait été repoussé en raison des attentats de Nice et Saint-Étienne-du-Rouvray, selon l'entourage du chef de l'État.

"La France ce n'est pas une France où on trouvera des campements (.) Il ne peut pas y avoir en France de camps", a-t-il ajouté à l'adresse de ceux qui comme le président par intérim des Républicains Laurent Wauquiez brandissent la menace d'une multiplication de "mini Calais".

"Il a fallu que j'y aille cette semaine pour apprendre, tout d'un coup comme par hasard, tant mieux, que le président de la République ira lundi ", n'a d'ailleurs pas manqué d'ironiser le prédécesseur de M. Hollande. S'en prenant sans le citer à Nicolas Sarkozy, il a mis en cause ceux qui ont signé des accords, comme ceux du Touquet de 2003 instituant la frontière britannique sur le sol français et qui "aujourd'hui voudraient les contester".

A Tours pour visiter un "centre d'accueil et d'orientation" de demandeurs d'asile, François Hollande s'est dit en faveur du démantèlement de Calais, mais contre la création de "camps". Sinon, c'est l'irresponsabilité. C'est faire que partout se diffuse, se répande des cohortes de réfugiés qui s'installeraient n'importe où et n'importe comment.

"Ce n'est pas la politique de la France et ce ne sera jamais la politique de la France".

Il intervient en tout cas dans un moment politiquement difficile, alors que la droite lancée à plein régime dans sa primaire pour 2017 s'est emparée du sujet ultrasensible de l'immigration, et surenchérit dans les attaques contre la politique du gouvernement.

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