Vif incident au parlement belge — "Retourne au Maroc !"

18 Septembre, 2016, 02:38 | Auteur: Lynn Cook
  • Vif incident au parlement belge —

Meryame Kitir n'a pas goûté à ce qu'elle ne considère pas comme des excuses et exigé un entretien avec le président de la Chambre à l'issue d'un incident qualifié de "très grave". "Nous déplorons cet incident". Ni en tant qu'homme ni en tant que parlementaire et certainement pas en tant que libéral.

La présidente des libéraux flamands, Gwendolyn Rutten, n'est pas plus tendre. Ses explications ne correspondent pas à ce que l'on peut attendre d'un député libéral.

Ce dernier a nié avoir tenu de tels propos entendus notamment par Meryame Kitir et le député de Groen Kristof Calvo. "Les valeurs d'une démocratie se mesurent également à l'aune des ponts que peuvent dresser les politiciens au-delà des frontières partisanes", a-t-elle souligné. Mme Kitir, née en Belgique de parents marocains, avait expliqué que Luk Van Biesen lui avait dit " Si vous n'êtes pas contente, retournez au Maroc!

Le député belge libéral Luk Van Biesen est au cœur d'une polémique avec une de ses collègues, d'origine marocaine. La seule légère tentative de contact corporel venant de Van Biesen est d'avoir mis son bras sur son dos. Selon elle, les deux députés vont se rencontrer pour discuter de tout cela.

Suite à ces propos, la député a demandé une audience au président de la chambre et attend une sanction ferme à l'endroit de Luk Van Biesen. Je ne suis pas raciste, je ne serai jamais raciste. Quoi de plus commode, en effet, pour les cosmopolites de tous bords, lorsque le multiculturalisme montre ses limites et tue, à Paris et à Bruxelles, que de désigner à la vindicte un homme politique qui a peut-être fauté dans le feu de l'action? Luc Van Biesen, membre de l'Open Vld, devait faire quelque chose de bien.

De son côté, Mme Kitir a dit être " contente qu'il y ait eu une discussion, que Luk ait accepté l'invitation d'avoir une discussion constructive. Elle s'est également réjouie que le député Vld a reconnu le problème et surtout qu'il a envoyé un signal clair soulignant que le racisme n'était pas admis. Je suis contente qu'il y ait pu y avoir un dialogue entre nous et que nous puissions désormais adresser un message ensemble contre le racisme, a répondu Mme Kitir.

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