Juppé/Sarkozy au coude à coude au 1er tour — Primaire à droite

03 Septembre, 2016, 16:23 | Auteur: Sue Barrett

Nicolas Sarkozy, qui a officialisé lundi sa candidature à la primaire de la droite pour la présidentielle de 2017, est toujours nettement devancé par Alain Juppé dans les intentions de vote, selon un sondage publié samedi. "Je refuserai toujours d'instrumentaliser les peurs, de flatter les bas instincts".

"Le chemin sur lequel je veux vous conduire (.) c'est d'abord celui du rassemblement".

Durant son discours de rentrée, Alain Juppé, 71 ans, a indiqué ne pas vouloir "exciter les surenchères", mais "rassembler plutôt que vouloir exclure ou stigmatiser".

"Je mène ma propre campagne". L'ex-président estime que défendre "l'identité heureuse" revient à désarmer la France face à l'islamisme. Sur Twitter, il avait ironisé cette semaine sur le "défaitisme des prophètes de malheur". "Soyez les pionniers d'une France qui va, je persiste et je signe, retrouver le chemin d'une identité heureuse", a-t-il ajouté.

L'ancien chef de l'Etat et le maire de Bordeaux sont l'un et l'autre crédités de 34% d'intention de vote, soit quatre points de plus pour le premier et trois de moins pour le second par rapport à fin juin, dans cette enquête réalisée après l'officialisation de la candidature de Nicolas Sarkozy.

Après avoir égratigné le maire de Bordeaux, Nicolas Sarkozy a pourtant appelé son camp à l'unité, appelant à une primaire qui ne "dérive pas dans des querelles de personnes".

"Choisissez qui vous voulez, préférez qui vous voulez, ne sifflez pas, ne critiquez pas, on a déjà assez à faire avec la gauche, avec le FN et même avec le parti des observateurs" a réagi Nicolas Sarkozy devant ses soutiens, comme Gérald Darmanin, pressenti pour le poste de directeur de campagne, le numéro deux des Républicains Eric Woerth, mais aussi devant le président de la région, non-aligné dans la primaire, Xavier Bertrand.

Alors que samedi un sondage donnait Alain Juppé grand favori pour la primaire à droit e, une autre étude annonce un résultat plus serré. "Il faudra l'aborder clairement, comme je le propose, dans un accord global entre l'État et les représentants du culte musulman", a-t-il poursuivi. "En revanche, pourquoi pas un peu d'intelligence et de bon sens?", a-t-il dit. "Se doter d'une organisation qui leur permette de dialoguer valablement et collectivement avec les pouvoirs publics".

Alors que l'ensemble de la classe politique de droite dénonce la décision du Conseil d'Etat et appelle à légiférer sur les tenues religieuses à la plage, M. Juppé a en effet déclaré qu'il refusait " d'exiger des lois de circonstance au fil des polémiques médiatiques ".

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