L'Europe n'est "pas finie" après le Brexit, dit Matteo Renzi

23 Août, 2016, 05:29 | Auteur: Lynn Cook
  • Mini-sommet entre Renzi Merkel et Hollande lundi en Méditerranée

En réponse au vote britannique pour le Brexit du 23 juin, l'Union européenne se lance en effet dans un marathon de réunions pour tenter de relancer l'Europe. Depuis, François Hollande, Angela Merkel et Matteo Renzi se sont réunis à plusieurs reprises afin de discuter des nouvelles orientations de l'Union.

A la fin du mois de juillet, le chef du Conseil italien avait affirmé que la décision britannique de quitter l'UE était "une défaite politique" pour l'Europe et devait représenter "une gigantesque sonnerie de réveil" pour l'UE qui doit se réformer rapidement.

Le Brexit et ses conséquences sur l'avenir de l'UE ont très vite rassemblé les dirigeants français, italien et allemand.

Plus tôt dans l'après-midi, les trois dirigeants s'étaient recueillis sur la tombe d'Altiero Spinelli, considéré comme l'un des grands inspirateurs de l'Europe fédérale, et emprisonné pendant de longues années par Benito Mussolini sur l'île de Ventotene.

Le président Hollande, la chancelière allemande et le chef du gouvernement italien avaient ainsi appelé le 27 juin à Berlin à une "nouvelle impulsion" pour l'Europe. Les trois dirigeants se pencheront sur le sommet de l'Union européenne qui se tiendra le 16 septembre à Bratislava, en Slovaquie, d'après l'Élysée.

Les trois dirigeants devaient partager dans la soirée un dîner de travail à bord du Garibaldi, qui accueille l'état-major naval de l'opération européenne Sophia de lutte contre les passeurs de migrants en Méditerranée. "L'Europe est le bouc émissaire parfait", a expliqué M. Renzi, appelant à ne pas oublier que l'Europe c'est aussi " la liberté, la paix et la prospérité ". Des gardes-frontières européens doivent également être déployés aux frontières externes du continent. Le président français a déjà suggéré de doubler d'ici à cinq ans le plan Juncker (315 milliards de 2015 à 2018), dans les transports propres, la modernisation numérique ou la recherche. "Il est plus difficile de chercher à construire une Europe plus attentive aux valeurs et moins à la finance", avait-il écrit le matin même sur sa page Facebook. "Le risque en Europe aujourd'hui, c'est la fragmentation, la division ", a indiqué le président français. Ce dernier ne cesse de dénoncer l'austérité et l'équilibre des comptes publics comme seul horizon en Europe, et réclame, à l'instar de la France, davantage d'investissements et de flexibilité en matière de discipline budgétaire. Et cela d'autant plus que des élections législatives sont prévues l'an prochain en Allemagne.

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