Fondation de l'islam de France: Jean-Pierre Chevènement ne s'y "dérobera pas"

16 Août, 2016, 02:11 | Auteur: Sandy Vega
  • Jean-Pierre Chevènement en septembre 2013

Paris, le 19 août 2015.

Jean-Pierre Chevènement, 77 ans, devrait consentir à prendre les rênes de la Fondation pour les œuvres de l'islam de France.

" Je ne m'y déroberai pas, assure-t-il. Sauf si ma nomination devait entraîner des problèmes insolubles qui me forceraient à me retirer.", a-t-il lancé.

Chevènement a indiqué poser comme " condition " à son acceptation " que les financements étrangers soient prohibés afin que tout se passe dans la plus grande transparence et que l'islam de France dépende d'un argent collecté en France.

Alors que les polémiques se succèdent autour du port du voile et désormais du burkini, en particulier en Corse où après les violences de ce week-end, le maire de Sisco a pris un arrêté pour interdire cette tenue sur les plages, le conseil de Jean-Pierre Chevènement aux musulmans est le suivant: la "discrétion". "Un point sur lequel l'ancien responsable politique du MRC a répondu dans cette interview".

La mission première de cette fondation est, selon ses dires, la formation profane des imams. François Hollande avait laissé filtrer début août le nom de Jean-Pierre Chevènement pour diriger l'institution, en sommeil depuis 2005, dont l'objectif est de lever des fonds pour le financement des lieux de culte musulmans. Il faut leur enseigner ce qu'est la citoyenneté française, le cas échéant la langue française, les principes généraux de droit...il s'agira aussi de promouvoir des projets culturels ayant pour but de faire mieux connaître la civilisation musulmane... Dans le Parisien, l'ancien sénateur et député conseille également aux musulmans de se faire "discrets" dans l'espace public en "cette période difficile", au risque de s'attirer de nouvelles critiques. "Ce qui risque, avant même sa nomination, de faire grincer des dents".

Chevènement considère cette mission comme une tâche d'intérêt public car les 4,1 millions de musulmans que compte la France doivent pouvoir exercer leur culte mais dans le respect de la laïcité et des principes de la République. "Mais il faut aussi qu'ils comprennent que, dans l'espace public où se définit l'intérêt général, tous les citoyens doivent faire l'effort de recourir à la 'raison naturelle'", explique l'ancien ministre de l'Intérieur.

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