Un proche de Reda Kriket remis à la France — Projet d'attentat déjoué

06 Août, 2016, 08:33 | Auteur: Lynn Cook
  • Projet d'attentat déjoué un proche de Reda Kriket remis à la France

Anis Bahri, suspecté d'avoir projeté un attentat en France avec Reda Kriket, a été remis jeudi 4 août par les Pays-Bas à la justice française.

Il est soupçonné d'avoir été mandaté par l'organisation Etat islamique (EI) pour commettre un attentat en France avec Reda Kriket, un ancien braqueur arrêté à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) quelques jours avant lui, en mars. Il avait alors sur lui une carte SIM, un téléphone portable, une fausse carte d'identité bulgare et 772,75 euros en liquide.

Reda Kriket avait été par ailleurs condamné à une peine de dix ans de prison en 2015 par la justice belge pour son rôle clé auprès d'un recruteur belge de djihadistes, de même qu'Abdelhamid Abaaoud, instigateur présumé des attentats de Paris du 13 novembre 2015, condamné à vingt ans de prison pour son implication dans la même filière de recrutement.

Les chefs retenus sont "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et "infraction à la législation sur les armes en bande organisée".

En Belgique, trois hommes en lien avec Reda Kriket, Abderrahmane Ameroud, Rabah M.et Y.

Des munitions ont été retrouvées dans l'appartement qu'Anis Bahri occupait à Rotterdam.

Il s'était opposé à son extradition vers la France, invoquant la crainte d'une condamnation à perpétuité sans possibilité de libération, et des "traitements inhumains" dans les prisons françaises. "Des arguments que les juges ont rejetés, rappelant également que le parquet ne désirait pas entamer de poursuites aux Pays-Bas".

En garde à vue, Reda Kriket avait reconnu avoir hébergé Anis Bahri dans un appartement d'Argenteuil (Val-d'Oise), loué sous une fausse identité et où avait été retrouvé un véritable arsenal, notamment sept armes de poing, cinq kalachnikovs, un pistolet-mitrailleur et 105 grammes de TATP, substance explosive prisée des jihadistes de l'EI.

Réda Kriket et Anis Bahri sont soupçonnés de s'être rendus en Syrie entre la fin 2014 et début 2015 et d'avoir multiplié, après leur retour, les allers et venues entre la France, la Belgique et les Pays-Bas. Depuis, ils étaient suspectés " de faire des allers-retours entre la France, la Belgique et les Pays-Bas ".

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