Hillary Clinton à l'exact opposé de Donald Trump

05 Août, 2016, 01:21 | Auteur: Lynn Cook

Le brushing impeccable et un pin's de la candidate démocrate épinglée sur sa veste, cette super-mamie a donné une interview à USA Today où elle revient sur son émotion quand elle a su qu'Hillary Clinton serait opposée à Donald Trump dans la course à la présidentielle.

Désireux de marquer le contraste avec le discours sombre et anxiogène prononcé la semaine dernière à Cleveland par Donald Trump, il a offert une autre vision de son pays: "Donald Trump espère qu'il effraiera juste assez de gens pour gagner l'élection, " a ironisé Barack Obama, "L'Amérique que je connais est pleine de courage, d'optimisme et d'ingéniosité".

Surtout, ne croyez pas quelqu'un qui dit: "+Je suis le seul à pouvoir le faire+", a lancé l'ancienne chef de la diplomatie américaine. Objectif: trouver les mots pour détourner les Américains du discours alarmiste de Donald Trump. "Et cela devrait tous nous inquiéter". L'homme d'affaires "veut que nous ayons peur de l'avenir et que nous ayons peur les uns des autres, a déclaré Hillary Clinton. Mais nous n'avons pas peur". Mais nous n'avons pas peur.

Nous ne construirons pas un mur. "Plutôt qu'élever des murs", a-t-elle martelé, en référence à celui que Donald Trump entend ériger le long de la frontière mexicaine, "nous allons bâtir une économie dans laquelle tous ceux qui veulent un emploi bien rémunéré pourront en avoir un". Certains de ces courriels, dont le piratage a été attribué par les démocrates à des hackers russes, montraient le parti démocrate, censé être neutre, cherchant à salir Bernie Sanders pour l'affaiblir face à Hillary Clinton durant la campagne des primaires.

Clinton a remercié Obama d'avoir rendu l'Amérique "plus forte" et son rival Bernie Sanders.

Peu avant, le vice-président Joe Biden, qui avait un temps caressé l'idée de se présenter face à elle aux primaires démocrates, avait insisté sur le symbole que représenterait " pour nos filles et nos petites-filles", l'arrivée d'Hillary Clinton dans le bureau ovale. "Et vous qui l'avez soutenu, ici et à travers le pays, je veux que vous sachiez que je vous ai entendus", a-t-elle déclaré.

En effet, plus tôt en soirée, le général à la retraite John Allen est monté sur scène avec une douzaine de vétérans pour louanger sans équivoque la candidate démocrate comme éventuelle commandante-en-chef.

Il y est ensuite allé d'invectives encore plus agressives, encourageant la foule qui scandait "enfermez-la" à l'égard de son adversaire.

Hillary Clinton a également reconnu que sa personnalité n'était pas bien connue de tous les Américains.

Sur le plan économique et social, Hillary Clinton a notamment promis de soutenir les emplois du secteur manufacturier en disant "non " aux accords "injustes " de libre-échange et en se tenant droit devant la Chine. "Le crime et la violence qui accablent notre nation aujourd'hui vont bientôt, je veux dire très bientôt, disparaître", a-t-il affirmé. Il a brossé le portrait d'un Donald Trump peu intéressé par les faits et à l'éthique douteuse, pointant les procès qui ont émaillé la carrière de l'homme d'affaires. Star de la délégation des démocrates d'Arizona, Jerry Emmett est une fervente supportrice d'Hillary Clinton. Seulement 49 % des millennials ont une opinion défavorable à son sujet, soit moins de la moitié d'entre eux (!).

"Evidemment, j'étais sarcastique", a déclaré le candidat républicain à la présidence américaine sur Fox News, après ses propos qui lui avaient valu d'être accusé par la campagne d'Hillary Clinton "d'encourager l'espionnage étranger".

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