Des femmes musulmanes répondent à Donald Trump — Affaire Khizr Khan

05 Août, 2016, 05:29 | Auteur: Lynn Cook
  • Le président américain Barack Obama le 2 août 2016 à la Maison Blanche à Washington

L'accusation de cette famille de soldat mort en Irak est devenue un slogan anti-Trump que rejettent évidemment ses partisans venus le voir en Virginie. C'est donc une autre paire de manches.

A quatre mois du premier tour de l'élection, la démocrate Hillary Clinton devance Trump dans les intentions de vote. Et si le candidat républicain s'en est pris à Barack Obama, il a aussi taclé Hillary Clinton. Et en guerre contre le sacro-saint respect que les Américains vouent à leurs vétérans, lorsqu'il a plaisanté sur le "Purple Heart", la prestigieuse médaille que lui avait donnée un ancien soldat blessé au combat. Son souvenir a été rappelé par son père qui, à la convention démocrate, a dénoncé le projet de Trump de mettre un terme à à l'immigration des musulmans aux États-Unis. La démocratie américaine - tout comme la politique extérieure des États-Unis - a besoin au moins de deux grands partis, non pas d'un parti qui représenterait le courant dominant, tandis que l'autre ne serait plus que l'expression d'une frange extrémiste. "Femme, Noire, officier de police". Une gaffe de trop, dans un pays qui vénère son armée. Et depuis, la polémique enfle et envahit toutes les sphères de la société américaine. En tant qu'ancien combattant, il dit avoir l'obligation morale de s'exprimer pour expliquer à Trump "que l'investiture américaine ne lui donne pas l'autorisation de diffamer ceux qui rendent ce pays meilleur".

Sans même parler de toutes les affirmations mensongères sur lesquels il n'est jamais revenu comme de prétendre qu'Hillary Clinton voulait supprimer le deuxième amendement de la Constitution, qu'il avait rencontré Ronald Reagan à la Maison blanche, que sa fortune se montait à plus de dix milliards de dollars ou qu'il avait réussi à lever des fonds pour les anciens combattants alors même qu'il avait du faire un chèque d'un million de dollars pour que le montant corresponde à ses assertions.

FORT WORTH, TX - FEBRUARY 26: Republican presidential candidate Donald Trump signs autographs for fans at a rally at the Fort Worth Convention Center on February 26, 2016 in Fort Worth, Texas. Même l'ex président Georges W. Bush est sorti de sa réserve pour apporter son soutien à la famille Khan. Sous le hashtag #CanYouHearUsNow ("Pouvez-vous m'entendre maintenant?"), elles répondent à Donald Trump en exposant leurs rêves, leur but dans la vie, parfois réalisés, prouvant qu'être femme et musulmane ne constitue pas un obstacle à l'accomplissement de soi. Il en a rajouté une couche à la polémique WikiLeaks qui fait rage, depuis le récent piratage des comptes des hauts responsables démocrates. "Le candidat républicain n'est pas qualifié pour être président", a lancé Barack Obama lors d'une conférence de presse à Washington. Que ce soit aux Etats-Unis ou bien à l'étranger, le milliardaire s'est fait de nombreux ennemis au cours de sa campagne et s'est, au passage, aliéné de nombreuses parties. Le parti risque de passer par toutes les émotions durant cette étape décisive du processus électoral américain.

Seule Fox News propose des informations télévisées dignes de ce nom, et encore pas toujours: depuis le début de la campagne, Megyn Kelly n'a jamais caché son hostilité à Donald Trump, et elle est désormais si hostile qu'on peut se demander si elle ne cherche pas à changer de chaine prochainement, quand son contrat devra être renouvelé.

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