Fin d'une prise d'otages de deux semaines — Arménie

01 Août, 2016, 00:49 | Auteur: Lynn Cook
  • Des policiers arméniens interpellent des partisans des opposants armés retranchés dans un commissariat d'Erevan le 29 juillet 2016

"Toutes les possibilités raisonnables de règlement pacifique ont été épuisées", ont constaté les service de sécurité arméniens dans un communiqué. Le commando armé exigeait la libération de l'opposant Jirair Sefilian.

Au même moment, un deuxième policier est mort, tué selon les forces de l'ordre par un tireur posté dans le commissariat.

Le Service de sécurité nationale d'Arménie a mené à bout l'opération spéciale visant à libérer le commissariat de police de la capitale arménienne occupé par le groupe armé d'opposition Sasna Tsrer (Les enragés de Sassoun) depuis le 17 juillet dernier. Ces heurts, qui ont fait plus de 70 blessés et provoqué l'inquiétude de l'Union européenne et des Etats-Unis, ont convaincu la police d'intervenir. Ils ont libéré tous les policiers mais détenaient depuis mercredi trois membres du personnel médical qui étaient entrés dans le bâtiment pour soigner les blessés. Les deux derniers otages ont retrouvé la liberté dans la nuit du 30 au 31 juillet.

Près de deux semaines après le début de cette crise, les forces de l'ordre de l'ex-république soviétique ont justifié leur intention de lancer l'assaut par les violences qui ont eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi lors d'une manifestation de soutien aux hommes armés.

Des journalistes font partie des blessés et une maison a pris feu dans ce quartier résidentiel. "26 d'entre elles ont finalement été arrêtées, les autres relâchées", a précisé la police à l'AFP.

Des partisans des opposants arméniens armés retranchés dans un commissariat défilent à Erevan le 29 juillet 2016
Des partisans des opposants arméniens armés retranchés dans un commissariat défilent à Erevan le 29 juillet 2016

Des poursuites ont été lancées contre 23 manifestants dont un membre du parti pro-occidental Heritage, Armen Martirossian. De violents affrontements ont eu lieu, avec de multiples arrestations, et les Etats-Unis se sont inquiétés des "violences et d'un usage excessif de la force par la police".

Les activistes du groupe retranché dans le commissariat avaient pris des otages à deux reprises pendant les négociations avec la police.

Les preneurs d'otages se présentaient comme les membres d'un groupe baptisé "Sasna Tsrer" composé de partisans de l'opposant emprisonné Jiraïr Sefilian, critique féroce du gouvernement arrêté depuis juin pour avoir voulu occuper des bâtiments gouvernementaux et des centres de télécommunications à Erevan.

L'un des hommes armés a déclaré vendredi à la presse qu'il était probable que les autorités soient en train de préparer un assaut, après avoir vu évoluer des drones pouvant larguer des explosifs.

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