"Nous aurons une baisse du chômage à la fin de l'année" — Hollande

17 Juillet, 2016, 06:42 | Auteur: Sandy Vega
  • Manuel Valls a tancé Emmanuel Macron

Quant à la croissance, elle est la condition sine qua non à une baisse des impôts en 2017: "Je ne ferai de baisse d'impôts que si nous avons la certitude d'avoir une croissance supérieure à celle de cette année", a assuré François Hollande.

François Hollande, après avoir évoqué le cas Macron (voir en page 3) et rendu hommage à Manuel Valls dans son art consommé de l'équilibre, n'a cessé de défendre son bilan, soulignant que la courbe du chômage commençait à s'inverser.

"Respecter ces règles, c'est rester au gouvernement, ne pas respecter ces règles, c'est ne pas y rester ", a-t-il-lancé, alors que Emmanuel Macron, sans se déclarer ouvertement candidat, a promis à ses soutiens "la victoire " en 2017 lors d'une démonstration de force mardi à la Mutualité. Dès mercredi 13 juillet, François Hollande avait annoncé l'envoi de davantage de soldats français pour conseiller les forces irakiennes en lutte contre l'Etat islamique (EI), ainsi que le redéploiement à l'automne du porte-avion Charles de Gaulle au Moyen-Orient. "Je suis effectivement conscient que ça va mieux en France, mais ça peut se dégrader si nous ne faisons rien donc j'agis".

Le vote britannique en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne a été évoqué, au lendemain de l'arrivée de Theresa May au 10 Downing Street: "Plus tôt la Première ministre Mme May engagera la procédure de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, meilleure sera la relation future entre l'Europe et le Royaume-Uni, et meilleure sera notre propre situation", a déclaré François Hollande.

François Hollande, lors de la traditionnelle interview présidentielle du 14 juillet, a été affirmatif: "Nous aurons une baisse du chômage à la fin de l'année, mais c'est vrai que le chômage reste à un niveau élevé". "Ca veut dire que la politique que j'ai engagée, il va falloir la poursuivre", a-t-il dit, promettant "de nouveau des déficits" et "une perte de compétitivité" si la droite revenait au pouvoir.

Il devrait également réaffirmer sa détermination à faire adopter la loi travail, qui revient à l'Assemblée pour un vote définitif le 20 juillet. "J'ai toujours été un homme de gauche", a-t-il rétorqué aux opposants qui préparent de nouvelles actions pour la rentrée.

Quant au plan d'économies de 50 milliards annoncé en 2014, "nous ferons 46 milliards", a-t-il annoncé. Mais "qui va me faire le reproche" d'augmenter les crédits sur la sécurité, après les attentats de 2015?

Concernant l'évolution future de l'Europe, le chef de l'État effectuera une mini-tournée européenne la semaine prochaine, du Portugal à l'Irlande en passant par l'Autriche, la République tchèque et la Slovaquie.

Le président de la République a également été interrogé sur son coiffeur personnel, payé mensuellement près de 10.000 euros par mois, comme l'a révélé le "Canard Enchaîné" ce mercredi. "Et on viendrait me chercher sur ce terrain!" A la fin de l'été, un sommet se tiendra en Italie avec la chancelière allemande Angela Merkel et le président du Conseil italien Matteo Renzi pour arrêter une position commune. Le secrétaire d'État américain John Kerry était notamment présent, ainsi que de nombreux membres du gouvernement, dont M. Macron, au deuxième rang.

La Garde républicaine participe au défilé militaire du 14 juillet sur les Champs-Élysées à Paris.

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