Hollande menace et défend son bilan

17 Juillet, 2016, 04:48 | Auteur: Lynn Cook

Jeudi sur France 2 et TF1, M. Hollande répondait, depuis l'Élysée, aux questions de David Pujadas et Gilles Bouleau, pour la dernière interview de son quinquennat à l'occasion de la fête nationale.

"Bien sûr il y a des impatiences, il y a des critiques, il y a des incompréhensions, et elles portent sur ma personne, c'est forcée, je suis président de la République, je ne vais pas me défausser sur les autres", a-t-il fait valoir.

Interrogé d'emblée sur le cas du populaire et turbulent ministre de l'Économie, en conflit ouvert avec le Premier ministre Manuel Valls, auquel il a rendu un hommage appuyé, le président Hollande a rappelé "les règles" du gouvernement: "la solidarité", "l'esprit d'équipe", "défendre le bilan", "être à plein temps dans sa tâche" et "servir jusqu'au bout".

Coiffeur. "On peut me faire tous les reproches, sauf celui-là".

"Je pense que ça va effectivement mieux, parce que nous avons retrouvé de la croissance (...) Mais ça peut se dégrader si nous ne faisons rien, donc j'agis".

Concernant la courbe du chômage, le chef de l'Etat se veut plutôt optimiste: "Nous aurons une inversion de la courbe du chômage à la fin de l'année, mais un chômage qui restera encore trop élevé". Ça veut dire que la politique que j'ai engagée, il va falloir la poursuivre ", a-t-il dit, promettant "de nouveau des déficits " et "une perte de compétitivité " si la droite revenait au pouvoir". "Les choix que j'ai faits ont été les bons", a-t-il poursuivi. "C'était le bon cap et il faut continuer".

Il a également défendu la loi travail "conforme à (ses) valeurs". Les opposants au texte, quelque peu éclipsés par l'épopée des Bleus, ont promis de nouvelles actions à la rentrée.

Le chômage va baisser, François Hollande en est certain. Il sera possible "si nous pouvons avoir cette perspective de croissance de 1,7% en 2017", a-t-il tempéré, faisant le lien avec les "incertitudes" nées de la "malencontreuse décision" du Royaume-Uni de quitter l'Union européenne.

"Plus tôt la Première ministre Mme May engagera la procédure de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, meilleure sera la relation future entre l'Europe et le Royaume-Uni et meilleure sera notre propre situation", a-t-il souligné. Surtout que Hollande a déjà maintes fois rappelé Emmanuel Macron à l'ordre.

Plus de 11.500 policiers et gendarmes sont mobilisés à Paris pour sécuriser les festivités dans un contexte de "menace terroriste élevée", moins de deux semaines avant la fin programmée, le 26 juillet, de l'état d?urgence déclenché le soir des attentats du 13 novembre.

"Je dois protéger la maison France", dit-il étrangement. Une critique visant Nicolas Sarkozy qui a imputé une partie des difficultés de son mandat à la crise de 2008.

"Ce sujet n'est pas le plus important que nous avons à traiter".

Reuters content is the intellectual property of Thomson Reuters or its third party content providers. En 2012, il fallait que le pays se redresse. "L'avenir, ce n'est pas une France rabougrie", a-t-il insisté en affirmant qu'il ne "désespérait pas de convaincre" les Français. Any copying, republication or redistribution of Reuters content, including by framing or similar means, is expressly prohibited without the prior written consent of Thomson Reuters. "Reuters" and the Reuters Logo are trademarks of Thomson Reuters and its affiliated companies.

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