Attentat de Nice: Quatre individus de l'entourage de l'auteur de l'attentat arrêtés

17 Juillet, 2016, 05:04 | Auteur: Lynn Cook
  • Capture d'écran de l'allocution télévisée de François Hollande le 15 juillet 2016 à l'Elysée à Paris après l'attaque terroriste de Nice

84 personnes, dont 10 enfants et adolescents, ont été tuées jeudi soir sur la célèbre Promenade des Anglais de Nice à l'issue du feu d'artifice de la fête nationale du 14 juillet, par le camion conduit par Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, 31 ans. "Nous sommes face à un attentat de type nouveau".

"Il a exécuté l'opération en réponse aux appels lancés pour prendre pour cible les ressortissants des pays de la coalition qui combat l'EI", affirme Amaq.

En novembre dernier, l'Etat islamique a revendiqué une série d'attentats meurtriers à Paris, qui ont fait 130 morts.

Même si le procureur de Paris François Molins, à la tête du parquet antiterroriste saisi de l'enquête, avait relevé dès vendredi que l'attaque de Nice correspondait " très exactement aux appels permanents au meurtre " des groupes djihadistes. Au premier rang desquels l'EI, qui incite à commettre des attaques avec les moyens du bord, comme, par exemple, des voitures.

Pour l'instant, rien ne permet donc de déterminer avec certitude que Mohamed Lahouaiej-Bouhlel est lié à la mouvance islamiste ou à l'opportuniste l'Etat islamique.

Cinq personnes, dont l'épouse du tueur, sont toujours en garde à vue cet après-midi dans l'enquête sur l'attentat de Nice.

Ils ont également ajouté qu'il ne s'était jamais comporté d'une telle façon, rapporte la chaîne iTélé citant des sources proches à l'enquête.

Capture d'écran de l'allocution télévisée de François Hollande le 15 juillet 2016 à l'Elysée à Paris après l'attaque terroriste de Nice
Attentat de Nice: Quatre individus de l'entourage de l'auteur de l'attentat arrêtés

Elle a précisé qu'il s'était mis depuis un mois à téléphoner tous les jours et à envoyer de l'argent à sa famille en Tunisie mais qu'elle n'avait pas décelé de signe de radicalisation. "Tout ce qu'il disait était normal", a affirmé Mohamed Mondher Lahouaiej Bouhlel. Selon son père, le tueur avait fait une dépression au début des années 2000 et n'avait pas de lien avec la religion. "Il devenait colérique, il criait, il cassait tout ce qu'il trouvait devant lui". Et il n'était pas présenté par ses proches comme religieux.

Le projet de loi prolongeant l'état d'urgence décrété il y a huit mois sera examiné mardi en conseil des ministres, puis, le soir, par les députés et le lendemain au Sénat.

Elle a replongé la population dans l'effroi mais cette fois la cohésion nationale, invoquée après les précédentes attaques, a volé en éclats, plusieurs responsables de droite et d'extrême droite ayant accusé les autorités de ne pas avoir pris de mesures de sécurité suffisantes alors que ce pays est en état d'urgence depuis novembre 2015 en raison du risque terroriste.

Pour sa part, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian a indiqué qu'après la revendication de l'attentat de Nice par Daesh, il faut continuer de combattre ce groupe là où il est. Le terroriste a pourtant été abattu par les forces de l'ordre autour de 23 heures jeudi 14 juillet, après la course sur 2 km qui a fait 84 victimes sur la promenade des Anglais.

Aucun document de propagande jihadiste n'a été retrouvé à l'intérieur du camion, mais l'exploitation du matériel informatique et téléphonique retrouvés dans le véhicule et au cours des perquisitions effectuées aux deux adresses connues du chauffeur devraient permettre d'en savoir davantage sur les raisons de son passage à l'acte et sur ses liens éventuels.

Au moins 17 étrangers ont trouvé la mort dans l'attaque, dont trois Allemands, deux Américains, trois Tunisiens et trois Algériens.

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