Pyongyang veut "une action physique" contre des installations américaines

11 Juillet, 2016, 17:19 | Auteur: Lynn Cook
  • Manifestants sud-coréens protestant contre le système antimissile américain THAAD le 11 juillet 2016 à Séoul           JUNG YEON-JE- AFP

Un bouclier anti-missile pour la Corée du Sud Afin de faire face aux menaces nucléaires croissantes de la Corée du Nord, Séoul et Washington ont communément décidé la mise en place d'un bouclier antimissile parmi les plus performants du monde.

"Nous avons informé (les Etats-Unis, Ndlr) que nous allons mettre un coup d'arrêt total aux communications officielles via New York", a indiqué ce lundi l'agence de presse nord-coréenne KCNA. Les deux alliés ont juste dévoilé être à la phase finale de la sélection.

"Il y aura des mesures de réponse physique de notre part dès que seront confirmés le moment et le lieu de déploiement en Corée du Sud de cet instrument d'invasion de la suprématie mondiale des Etats-Unis, Thaad", déclare l'armée nord-coréenne dans un communiqué.

Si les États-Unis sont directement visés, le voisin sud-coréen est également l'objet de menaces directes " C'est la volonté inébranlable de notre armée de mener une frappe de représailles impitoyable et transformer (le Sud) en une mer de feu et un tas de cendres dès que nous aurons l'ordre de le faire ".

Selon le ministère sud-coréen de la Défense, le choix du site de déploiement du Thaad pourrait intervenir "d'ici quelques semaines", le but étant qu'il soit opérationnel pour la fin 2017. Le Nord doit "reconnaître qu'il menace la paix et la stabilité sur la péninsule et présenter ses excuses pour ses provocations", a déclaré un porte-parole.

Le déploiement de THAAD est une réaction aux menaces de Pyongyang, notamment en matière d'armes nucléaires et de missiles balistiques.

Le mois dernier, Pyongyang a prétendu avoir lancé avec succès un missile balistique de portée intermédiaire en soulignant qu'il est capable de frapper les forces américaines dans la région Pacifique.

Les Etats-unis ont 28.500 militaires en Corée du Sud, héritage de la Guerre de Corée entre 1950 et 1953.

Une nouvelle manifestation est prévue lundi dans le comté d'Eumseong, où 5000 personnes sont attendues, pour protester contre le manque d'informations fournies au public sur les dangers représentés par les batteries antimissiles.

Ce projet a également suscité l'ire de Pékin, principal allié de la Corée du Nord, et de la Russie, qui reprochent à Washington sa volonté de montrer ses muscles dans la région et de mettre en péril la sécurité régionale.

"La communauté internationale est consciente que nous n'avons aucune intention de viser ou de menacer un autre pays".

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