Plus meurtrières que le sida — Hépatites

11 Juillet, 2016, 18:31 | Auteur: Jonathan Ford
  • Les hépatites tuent plus que le sida

Les habitants de l'Asie de l'Est sont notamment les plus touchés par l'hépatite.

Un vaccin contre l'hépatite B et des traitements contre l'hépatite C existent pourtant...

Une récente étude de l'Imperial College de Londres et de l'université de Washington effectuée sur une période relativement longue a permis de mettre en évidence certaines statistiques plutôt tragiques concernant les hépatites. Un vaccin contre la forme B existe, mais ne s'est jamais réellement imposé.

En comparaison, 1,4 million de personnes sont mortes de la tuberculose, 1,3 million du sida, et 885.000 du paludisme au cours de la même année, des chiffres qui sont en baisse depuis 1990. Mais le plus souvent, aucun signe ne se déclare jusqu'aux premières complications graves, ce qui rend difficile la prise en charge. Ces maladies infectieuses qui se transmettent sexuellement et par les liquides corporels (les hépatites B et C) ou par l'ingestion d'eau ou d'aliments contaminés (les hépatites A et E) ont été à l'origine du décès de 1,45 million de personnes en 2013. La plupart des maladies ont vu leur courbe s'infléchir avec le temps et grâce aux découvertes ou aux méthodes utilisées pour enrayer leur propagation. Elle provoque des cirrhoses et des cancers du foie, après des symptômes peu caractéristiques, comme une forte fatigue, des nausées ou, pus remarquable, une jaunisse. La principale raison de cette augmentation du nombre de cas aussi bien dans les pays développés que les pays plus pauvres, reste le coût très élevé des traitements et l'absence de vaccin pour la souche C de la maladie. Ces derniers ont évalué les décès des quatre principaux virus - A, B, C et E (l'hépatite D infecte seulement les personnes déjà infectées par l'hépatite B) en analysant les données de 183 pays recueillies entre 1990 et 2013 et ont constaté que les décès qui y sont liés ont augmenté de 63 % en 23 ans.

L'étude s'est intéressée également au nombre d'années de vie perdues, en comparant l'âge du décès à l'espérance de vie maximum dans un pays.

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