L'OTAN annonce le déploiement de quatre bataillons en Europe de l'Est

11 Juillet, 2016, 15:20 | Auteur: Lynn Cook
  • Gorbatchev

Les 28 chefs d'État et de gouvernement de l'Alliance, dont le Président américain, Barack Obama, la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, François Hollande, ont décidé, vendredi dernier, de déployer quatre bataillons dans les États baltes et en Pologne, un défi sans précédent envers Moscou depuis la Guerre froide. Les États-Unis, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et le Canada en assureront le commandement et fourniront le gros des troupes, avec la participation à moindre échelle d'autres pays de l'Alliance atlantique, comme la France et la Belgique (150 hommes chacune).

D'une part, les pays de l'Alliance ont confirmé la montée en puissance de leur présence militaire en Europe de l'Est où quatre bataillons, soit jusqu'à 4000 militaires, seront déployés par rotation dans les trois pays baltes et en Pologne.

La Russie sera aussi au centre du sommet - qui s'ouvre vendredi après-midi - avec un seul mot d'ordre du côté de l'Alliance, fermeté face à "l'agression russe" en Ukraine mais aussi dialogue pour tenter de stopper l'engrenage infernal des tensions depuis l'annexion de la Crimée.

"La coopération entre l'UE et l'OTAN reste plus importante que jamais", a souligné le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg, en esquissant des actions communes à venir, dans la lutte contre les passeurs et le trafic d'armes, en Méditerranée.

"Des soldats de l'Otan se trouvent à nos frontières, des avions de l'Otan volent à nos frontières, ce n'est pas nous qui nous approchons des frontières de l'Otan", a relevé son porte-parole Dmitri Peskov avant le sommet.

Le conseil se réunira le 13 juillet, juste après le sommet de l'OTAN à Varsovie les 8 et 9 juillet.

Au risque de provoquer un peu plus encore la colère de Moscou, l'Otan a également donné le coup d'envoi à la constitution de son bouclier antimissile en Europe.

L'Otan s'est engagé à ne pas établir de bases militaires permanentes dans l'ancienne sphère d'influence soviétique en Europe de l'est lors de la dissolution du Pacte de Varsovie. "Nous n'avons pas le partenariat stratégique que nous avons tenté de développer après la guerre froide, mais nous ne sommes pas non plus dans une situation de guerre froide ".

"Défense forte et dialogue constructif, tels sont les engagements sur lesquels est fondée notre relation avec la Russie", a encore affirmé M. Stoltenberg. Face aux provocations de Vladimir Poutine, l'objectif est de réaffirmer l'unité des alliés, dans un contexte post-Brexit qui ne lasse pas d'inquiéter les dirigeants européens sur l'avenir de l'UE. "Rétablir le dialogue", a ajouté cette source, résumant la tonalité des discours. D'autres cherchent à s'en prendre aux intérêts stratégiques des pays de l'Otan, comme l'internet. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP.

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