Gabon: Ali Bongo officiellement candidat à l'élection présidentielle du 27 août

11 Juillet, 2016, 13:38 | Auteur: Lynn Cook
  • Gabon-Politics

Ali Bongo Ondimba a été officiellement investi candidat à sa propre succession à la tête de l'Etat par les cadres et les militants du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), réunis le 12 mars 2016 à Libreville, à l'occasion d'un congrès extraordinaire du parti.

Ce dépôt ne clôt pas un débat virulent entretenu par une frange de l'opposition sur La nationalité du président accusé sans preuves d'être un biafrais adopté par feu Oumar Bongo.

Ce geste atteste de la validation des pièces du dossier de sa candidature qui comprenait: une déclaration manuscrite, copie certifiée conforme d'acte de naissance ou jugement supplétif, certificat de nationalité attestant de la nationalité gabonaise, déclaration de non double nationalité, extrait de casier judiciaire et certificat médical de moins de trois mois, quittance de versement du cautionnement électoral de vingt millions de francs CFA. Est-ce que j'ai l'air d'un étranger? "Est-ce que je viens d'ailleurs?", a-t-il demandé à la foule. Renchérissant lui-même, Ali Bongo ajoutera "Je ne viens pas d'un autre pays. Je suis Gabonais. Je suis là et je resterai là". Ces derniers entendaient organiser une marche près du siège de la Cenap, mais ils ont dû s'accommoder d'une forte présence policière, qui selon l'un des organisateurs, est une manière de les dissuader, d'autant que la manifestation était prévue depuis plusieurs jours. Ce mouvement de contestation a été dispersé à coup de gaz lacrymogène par la police. Un policier a été légèrement blessé au pied droit, a constaté l'AFPTV. A noter un face à face tendu entre les partisans d'Ali Bongo et des membres de l'opposition qui prévoyaient de manifester devant la Cenap.

Depuis des semaines, la presse réputée proche de l'opposition tente de chauffer l'opinion publique à blanc avec des " unes " hostiles au président, élu après la mort de son père Omar Bongo en 2009 au terme de quarante et une années passées au pouvoir. Ce qui, selon la Constitution gabonaise le rendrait inéligible.

Le meeting a connu la participation de Gibert Ngoulakia, Jean Ping, Victor Mouang Mbading (tous candidats) et de Zacharie Myboto, Jean François Ntoutoume Emane, Didjob Divungi Di Ndinge...

Pour rappel, le ministre gabonais de l'Intérieur a remis vendredi, la liste électorale au président de la Cenap.

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