Coopération sécuritaire L'Otan déterminée à renforcer ses liens avec le Maroc

11 Juillet, 2016, 17:40 | Auteur: Lynn Cook

Varsovie-Jamais depuis la fin de la guerre froide suite à l'effondrement du mur de Berlin, suivi de la destitution de l'Union Soviétique, les relations entre l'OTAN et la Fédération de Russie n'ont atteint un tel degré de froideur marqué par la défiance réciproque et une nouvelle course aux armements.

Selon lui, "l'Otan et ses Etats-membres donneront en proportion de ce que l'Ukraine pourra effectivement prendre".

Les tensions avec la Russie ont été relativisées vendredi lors du premier jour du sommet de l'OTAN à Varsovie.

Les installations américaines, basées en Turquie, en Roumanie et en Espagne, "sont maintenant en mesure de fonctionner sous un commandement de l'Otan et un contrôle de l'Otan", a annoncé Jens Stoltenberg.

Une des décisions prises est la prolongation de la mission de formation de l'armée afghane, pour laquelle les alliés, hors Etats-Unis, ont rassemblé un milliard de dollars.

Avec ces bataillons, " une attaque visant un allié se heurtera à des forces venant de toute l'Alliance", a noté le sécrétoire général de l'Otan, Jens Stoltenberg. Il s'agissait, pour Paris, d'une condition à la déclaration de capacité initiale de la DAMB lors du sommet.

Dans une adresse, prononcée aujourd'hui (7 juillet) à devant le Forum 'Warsaw Summit Experts', le président de la République polonaise Andrzej Duda n'a pas fait dans la dentelle, défendant le rôle spécifique de l'OTAN - "NATO in Defence of Peace ".

Le président russe, Vladimir Poutine. "Ce n'est qu'à cette condition que Moscou commencera à se rendre compte qu'il a plus à gagner en se livrant à un dialogue substantiel sur la sécurité européenne qu'en augmentant son imprévisibilité ". Alors que les dirigeants américain, britannique et allemand parlent clairement d'une "menace" russe, François Hollande a considéré à Varsovie que la Russie n'était "pas un adversaire, pas une menace".

Mais le président Poutine ne sera pas au sommet de Varsovie.

"Les élections qui vont avoir lieu aux Etats-Unis ne doivent pas remettre en cause ce lien entre la France, l'Europe et les Etats-Unis", a-t-il déclaré en marge du sommet.

Les mêmes sources indiquent que le Président Erdogan, qui sera accompagné du ministre des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, et du ministre de la Défense, Fikri Isik, rencontrera en tête à tête plusieurs chefs d'Etats et de gouvernements. Nous allons aussi regarder comment renforcer notre présence maritime dans la mer Noire', souligne Jamie Shea, en charge des nouvelles menaces à l'Otan.

"D'habitude, les sommets de l'Otan, c'est 99% d'ennui et 1% d'hystérie". Certes, mais pour un certain nombre d'analystes, ce renforcement du flanc oriental de l'Alliance n'est pas adapté à la menace d'actions hybrides de la Russie, comme en Crimée en 2014 puis dans le Donbass.

"La Russie est un partenaire parce que sans elle, le règlement de grands sujets globaux, comme l'Iran ou la Syrie, n'est pas possible".

Du côté des États-Unis, du Royaume-Uni et de l'Allemagne, qui enverront eux aussi des centaines de militaires en Pologne, en Estonie et en Lituanie respectivement, aucune date de retrait n'a été fixée non plus; rien pour apaiser la crainte que l'OTAN et le Kremlin soient sur le point de causer une seconde guerre froide - ou que ce soit déjà fait.

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