En Russie, le gouvernement Medvedev remet sa démission à Vladimir Poutine

15 Janvier, 2020, 17:53 | Auteur: Lynn Cook
  • Vladimir Poutine et son Premier ministre Dimitri Medvedev

Vladimir Poutine a proposé la tenue d'un référendum sur des réformes de la Constitution russe devant renforcer les pouvoirs du Parlement tout en préservant le caractère présidentiel du système politique qu'il pilote depuis 20 ans.

Le Premier ministre russe Dmitri Medevev a présenté mercredi au président Vladimir Poutine la démission de son gouvernement, une annonce surprise après un discours du chef de l'Etat annonçant une réforme de la Constitution.

"Dans ce contexte, il est évident que nous, en tant que gouvernement de la Fédération de Russie, devons donner au président de notre pays la possibilité de prendre toutes les décisions nécessaires, et dans ces conditions, je pense que c'était correct conformément à l'article 117 de la Constitution de la Fédération de Russie, le gouvernement de la Fédération de Russie dans sa composition actuelle déposé démission", ajouté Dmitri Medvedev, qui doit prochainement prendre la tête du Conseil de Sécurité de la Fédération de Russie. "C'est pour cela (...) que le gouvernement dans son ensemble donne sa démission", a dit, selon les agences russes, M. Medvedev.

Le Premier ministre Dmitri Medvedev a présenté cette démission quelques heures après l'annonce, par le président Vladimir Poutine, d'une réforme de la Constitution. Actuellement, c'est la Douma (chambre basse du Parlement) qui confirme le choix du chef de l'Etat.

La principale réforme constitutionnelle annoncée mercredi vise à renforcer le rôle du Parlement dans la formation du gouvernement, lui donnant la prérogative d'élire le Premier ministre que le président sera alors "obligé de nommer".

Selon M. Poutine, il s'agit d'un changement "significatif" pour lequel la Russie est assez "mûre". En 2012, les deux hommes ont de nouveau permuté, Vladimir Poutine revenant au Kremlin.

Néanmoins, Vladimir Poutine, qui en l'état actuel de la législation n'a pas le droit de se représenter en 2024, a souligné que la Russie devait rester régie par un système présidentiel.

Sans apporter de précisions, Vladimir Poutine a évoqué de manière très vague la question d'un changement constitutionnel qui limite le nombre des mandats présidentiels "à deux mandats successifs".

L'ensemble de ces annonces va donc continuer de nourrir les interrogations quant à son avenir au-delà de 2024, la fin de son mandat présidentiel actuel.

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